I.ANCKS ET JAVKI.OTS
0 m. 75 de hauteur et 0 m. 033 de largeur. Cette sorte de j;laive portait le nom de spatha.
Les troupes romaines él;iu'nt »»ii>»si iminies do poii^ii.irds > pugio) *; la forme générale de ces dagues rappelle celle du (jladius, mais en plus court ; pommeau et fourreau étaient semblables pour les deux armes.
Quand l'épée pendait à droite, le piKjio s'attachait à gauche et réciproquement (fig. 546, 549, 550 . Il était fixé à une ceinture distincte de celle qui soutenait ré[)ée, ainsi que le montrent de nombreux monuments lii^urés.
§ \'III. — Lances et jarelols.
L'épée permettait aux soldats romains d'attaquer de près leurs adversaires ; pour les frapper de plus loin, ils se servaient de diflerentes sortes de traits et de lances. La plus célèbre de ces armes de jet, celle que Ton peut appeler leur arme nationale, était le pilum ^. Il entra de très bonne heure dans leur armement. « De ces traits, dit Polybe ^, les uns sont ronds et ont une palme de diamètre (0 m. 07), d'autres sont carrés et ont une [)alme sur chacun de leurs côtés. La longueur de la hampe de tous ces traits est d'environ 3 coudées 1 m. 35); le fer qui y est adapté a la forme d'un hameçon et une longueur égale à celle du bois. Pour en assurer l'elfet, on l'attache si fortement par des liens et de nombreuses agrafes, jusqu'au milieu du bois, que le lien ne manque jamais avant que le fer soit brisé. Or, à son extrémité età l'endroit où il s'unit au bois, ce fer a une épaisseur d'un doigt et demi. » Le piluni de Polybe mesurait donc environ l m. 30 de longueur. Ultérieurement la longueur du fer tliminua et, par suite, le poids de 1 arme tout entière. Les spécimens découverts à Numancc sont encore à peu prè-« conformes à la description de Polybe '' ; ceux qui proviennent des fouilles d'Alise-Sainte-Heine et (jui,parconséquent. sont contemporains de César, en dilfèrent par la longueur moindre
1. Cf. A<1. H.Miinch. flans S.r^'lio, Dirt. des tu/.. I^^ p. 76 S.
2. Cf. \f\. Urmacli, dans le Dirt. ile<: Ant. de Sa^'lic, au mol l'iliiin IV. p. 181); O. Dahm, D.15 /'i7/im. dans les lionner Jahrhiivher, XCVl-\CV\U (1895), p. 226.