IbùL, p. 107 : cf. lîg. 6» (maison de Salluste
3. Cf. Th. Wiegand et H. Schrader, Priene, Berlin, 190 i, f", p. 308-319.
4. H. Thiersch, Zwei txnliUe G i\i bu niai] en hei Alexundriu, Herlin, 190 1, f°, p. 1-6, pi. i-iii ; cf. naumgarten, Hellen. roni. Kiillur, p. 163, lig. 89.
DÉVELOPPEMENT IlISTOHigi E 23
A la suite des observations qu'a permises ce dernier champ de fouilles, celle dénomination a été critiquée. L imitation du marbre par les couleui*s tient assez peu de place; les tons vifs en prennent bien davanla^^e, et M. Bulard ^ eslime que « la peinture se développa dabord, l'imitation du placaj^^e ne vint qu'ensuite ». On imila en premier lieu le mur massif en marbre blanc ; une combinaison s'opéra ensuite avec le revêtement rouge sur lequel on réservait des ligures ; enlin parut l'incrustation; Il faut donc éviter un terme qui ^ tend à expliquer des décorations par l'imitation d'un genre de revêtement étranger à leurs véritables origines et dont l'inlluence n'a pu s'exercer qu'à une époque relativement récente ». N'oublions pas cependant que la chronologie des fresques dèliennes n'est pas parfaitement établie et que le vrai «t}'le à incrustation se rencontre dans un tombeau près d'Alexandrie, qui paraît bien devoir être daté des premiers Ptolémées. Au reste, Dèlos peut, sur ce point, présenter quelque particularité.
L'imitation du marbre en peinture persiste de même, assez tardivement, sur des tombeaux gallo-romains ^.
Deuxième style. — II commence vers 80 avant J. -G. Sa délimitation a quelque chose d'assez conventionnel, et l'on y trouve un peu de tout, comme dans les types de transition. Il réalise d'abord « une simple économie sur la décoration du premier style. Ce sont toujours les plaques de marbre que l'on veut représenter; mais les saillies en stuc n'aideront plus à l'illusion ; le mur est complètement uni ; des lignes et des ombres figureront seules le relief ^ ». C'est donc en réalité le plus ancien style de peinture ; le premier était plutôt un style décoratif en général.
« De petits sujets monochromes, encore traités à la manière des jeux de la nature, mais s'en éloignant beaucoup plus qu'à l'époque précédente, se mêlent aux veines du marbre. 11 en existe, dans la maison du Labyrinthe, de curieux exemples. » Le décor sculpté €st traduit au pinceau par des méandres, des [)erles et des oves. Puis « bicLitôt, des colonnes souvent ornées de guirlandes de feuillage, de tentures, des pilastres peints avec des ombres puissantes qui les détachent du fond, divisent verticalement la muraille et reposent sui- la plinthe ou sur les avancés en forme de piédestal