‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 261 sur 425 · D'après Clarac, pi. ncr.cxr.n, comme la fig. suivante · texte numérisé non relu

D'après Clarac, pi. ncr.cxr.n, comme la fig. suivante

Fig. 556. — La toge sous la République.

Fig. 557. — Le cincius Gabinus.

N KTEMINI «^ l'Iîni'UrMINT l»ns

(les bras; le droit est celui (|iii renuie le plus librement. En tirant davantage Vumho, on obliciil une larj^e bande qu'on aplatit soi- ^^neusement et qui contourne le baut du bras j^aucbe (lig. 559) ; c'est là une disposition fréquente sur les bustes du ni^ siècle.

Fig. 558. — La toge sous l'Empire.

Fig. 559. — La toge à umho transversal.

Ajoutons (jue, pour se voiler la tête suivant les rites, le sacrificateur soulève, derrière les épaules, l'extrémité supérieure du pan <pii s'étale sur le dos (fig. 560) *.

Pour les triompbateurs sous la Hépul)liquc et, plus tard, pour

1. Statuelle (le bronze, d'après le Guùle lo Greek and Hnmun Life. p. l'^l fig. 119.

Mamel i»'ar :iikolooie komaink. — II. 24

les consuls, il est un autre agencement reproduit de façon schématique sur les diptyques d'ivoire: ainsi est drapé un per-

Fig. 560.

Tenue de sacrifice.

Fig. 561.

La toge de pourpre.

Fig. 562.

Tunique à clavi.

sonnag-e que nous détachons d'une des longues frises à reliefs de Tare de Constantin (fig. 561) ^ : la toge est ceinte à la taille et

croisée deux fois autour du corps ; des deux extrémités retombantes, Tune s'abaisse verticalement jusqu'aux pieds, l'autre est rejetée sur le bras gauche, formant en travers de la poitrine, en diagonale, une longue et large bande qu'à première vue l'on prendrait à tort pour une écharpe. Cette toga purpurea est dite aussi picta à la basse époque, parce qu'elle est alors parsemée de menus motifs brodés ou découpés dans des feuilles d'or.

La plupart des hautes magistratures et certaines prêtrises donnent droit à la toga praetexta, ainsi nommée d'une bande pourpre tissée sur le bord rectiligne de la pièce d'étolfe (iig. 563) ^. La toge prétexte appartient aussi aux enfants, car leur personne

Fi^'. 5C3. — Togt; prétexte.

1. G. Wilpert, Un capilolo di sloria del vcstiario. Home, 1898, f^ p. 1-13.

2. D'après le Guide to Greek and Roman Life, p. 132, fig. 120.

VKTEMKNTS PROPREMENT DITS .371

doit être respectée comme celle d'un maj^istrat ; à un àg-e variable ils l'échangent contre la toge enlièrement blanche.

La toge a dominé en Occident jusiprà la fin des temps romains; elle disparait très vile chez les Ihzanlins.

Nous l'avons rangée parmi les vêtements de dessus. En réalité, elle fut d'abord portée à nu, sauf interposition d'un simple pagne lutour des reins. Mais bientôt les patriciens endossèrent pardessous une tunique à manches courtes et serrée à la taille, s'arrèlant aux genoux; puis les manches s'allongèrent et la tunique descendit jusqu'aux talons, quand prévalurent dès la fin de la République des habitudes elîéminées. Xous n'avons du reste qu'une idée très vague de cette tunique, qui, sur les monuments, est cachée presque en entier; il est du moins évident que la luiiics, talaris ^ dilTérait de la tunique des petites gens, qui n'avaient point d'autre vêtement. Celle-ci est plus facile à se représenter: qu'on examine, par exemple, les porteurs des trésors du temple de Jérusalem sur l'arc de Titus (lig. 335; voir aussi 337 à 339) -.

Bien que peu apparente, c'était la tunique qu'ornait le clavus •^, bande de pourpre tissée verticalement dans rétoife; bande large ou laticlave, pour les personnes de rang sénatorial, y compris les fils de sénateurs ; plus étroite, ou angusticlave, pour les chevaliers et, en pratique, pour tous ceux qui avaient les moyens de s'offrir ce luxe. Les dimensions de l'une et de l'autre restent très incertaines. Les clavi (fig. 562) '• ne sont pas rendus par la statuaire ; sur quelques petits bronzes seulement, l'artiste les a figurés par des fils de métal incrustés, en cuivre rouge de préférence. Ce sont les peintures des catacombes qui les reproduisent le plus fréquemment ', parce que beaucoup de chrétiens se contentent de la tunique fjue rien ne recouvre et qu'il est facile d'indiquer les deux bandes par des lignes de couleur. A Pompéi, les chtvi sont également marqués sur les vêtements des dieux Lares. On eu voit l'amorce dans certains portraits sur bois de l'I'^gypte romaine. Les deux i)andes devaient descendre très droit, sans zigzags, si l'on ne voulait j)oint passer pour un homme de tenue négligée.

l)e même qu'avec le tem[)s cette pièce du costume s'était inter-

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