Saglio, op. cit., iig
VtTEMENTS PROPREMENT DITS
^11. — \'ctemenls proprement Ji/.s.
* )ii ilislin^'ue les vêtements de dessous [indumenla] el ceux de dessus [amictus).
Parmi ces derniers, la toge ' a \c. premier rauf^- ; c'est, entre tous, le véritable costume romain. Simple pièce d'étofTe à Fori^ine, attachée par une fibule et assez courte, elle a subi toute une évolution. De bonne heure c'est le vêtement officiel, obligatoire ; mais, comme elle ne tarde pas à se compliquer, son usage se restreint. Devenue encombrante et trop solennelle, elle est abandonnée par les militaires, par les femmes, et môme par les hommes dans leur intérieur ou à la campagne ; elle reste toutefois de rigueur sur la place publique. Mais comme elle est portée par la foule des clients quémandeurs et parasites, et par les femmes de mu'urs légères, elle se trouve peu à peu déconsidérée et, à la fin, n'est plus imposée qu'en des cas précis, notamment le jour du mariage (iig. SI'J), et principalement dans l'exercice des magistratures. File est en laine et de couleur blanche, à part la variété dite Irahen, qui, entièrement écarlate ou rouge et blanche, est réservée à certains dignitaires dans des cérémonies déterminées, et aux chevaliers dans la decursio (fig. 347).
Les statues antiques laissent si difficilement reconnaître, dans le fouillis des pans et des plis, l'art de draper la toge qu'il a fallu recourir aux hypothèses. La plus vraisemblable procède des expériences de NL Ileuzey - sur le modèle vivant.
La pièce d'élolTe — si l'on néglige l'époque primitive — est en
Fip. bbb. — Schéma de la tope.
-rgiiKMit de cercle Iig. 5;');")) •''. La disposition la plus simple est la
F. Courhy, un mot Tor/a, dans Saplio, Dicf. des .\nl.
2. Revue (le l'art nncien el mmli-rnc, ls97, I. p. 07-Io7. 20»-21î: Il p. 19.3- 203, 295-.10 i .
3. D'après le Guide to Greek and nnmnn Life, j». 1.10, lip. 118.
plus ancienne (fig. 556) ^ : une des extrémités est jetée sur
Tépaule gauche ; la partie large passe derrière le dos, puis par-dessous le bras droit, barre le devant du corps et revient obliquement sur l'épaule gauche, dont elle emprisonne plus ou moins le bras. On peut aussi envelopper le bras droit et par contre libérer un peu le gauche, en massant davantage Tétoffe sur Tépaule de ce dernier côté. L'arrangement dit cinctus Gabinus consiste à serrer et nouer autour de la taille^ pour dégager les bras, le pan qu'on rejetterait autrement sur l'épaule gauche (fig. 557) 2.
Au commencement de l'Empire, l'ordonnance typique devient plus savante (fig. 558)^ ; nous n'avons pas à indiquer ici la manière de la réaliser ; seul nous importe l'aspect qu'elle offre sur les personnes. L'étoffe retombe en deux longs pans de chaque côté du bras gauche; l'un {una loga) tourne autour de la jambe droite jusqu'à la cheville; il est masqué, dans sa partie supérieure, sur le devant du corps, par un troisième qui atteint à peine le genou et qui est dit sinus; ce dernier doit fournir un demi-cercle de plis que l'on s'étudie à étager avec art. Encore plus haut, en bordure du sinus, un nouveau groupement de plis parallèles traverse obliquement la poitrine : c'est le hnlleus (ainsi nommé en raison de sa ressemblance avec un baudrier), sur lequel on fait déborder, en le tirant en avant, un dernier paquet de plis qu'on appelle Vumbo. Sinus^ halleus et umho ne sont plus dérangés par les mouvements