‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 267 sur 425 · D'après De Uiddcr, Bronzes du Louvre. I, pi. i\, n · texte numérisé non relu

D'après De Uiddcr, Bronzes du Louvre. I, pi. i\, n

3. D'après Héron de Villefosse, HuU. Jcs Ant. de France, 1007, p. 364.

belle saison, des souliers montants, lourds et un peu chauds, et l'on préférait la sandale légère, solea \ ou aanclalium — ou encore crepida, empruntée des Grecs (fig^. 203, 209, 219) ; mais bientôt les Graeculi n'hésitèrent plus à sortir en sandales, au risque de scandaliser les partisans des vieilles mœurs. Sous TEmpire, le terme de solea, désignait pratiquement toutes les variétés laissant nu le dessus du pied. L'élément principal, le nom même l'indique, est la semelle; on l'assujettit de toutes sortes de manières, soit par une empeigne réduite ne prenant guère que le talon, comme on en * voit dans les peintures ^, soit par deux courroies. Tune passant sur le cou-de-pied, l'autre au-dessus des doigts, et reliées quelquefois entre elles par une troisième : tel est le modèle retrouvé à la Saalburg (fîg. 567,5) ^.

On met naturellement des sandales dans les thermes, pour se rendre de la piscine aux salles voisines. La brièveté du parcours engage à simplifier encore le mode d'attache; on se borne donc à une lanière unique, comme le montre une mosaïque de Timgad, qui était encastrée au seuil d'un lepidarium et où quatre sandales sont représentées à la file ■*.

Les gens exposés à circuler dans les flaques ou les endroits très humides rehaussent la semelle de pièces de bois ou de métal, sous le talon et plus en avant ^.

La gallica ^, chaussure gauloise qui se répandit chez les Romains au dernier siècle de la République, est bien difficile à identifier ; en tout cas, elle n'a aucun rapport avec notre galoche, bien qu'on ait cru souvent pouvoir faire dériver ce mot du premier. Il paraît résulter de certains passages des auteurs que c'était une variété de la solea, intermédiaire entre la sandale et le soulier, ne laissant nue qu'une partie du dessus du pied: vers les doigts, au talon et sur les côtés, des pièces de cuir, complétées par des lanières, la maintenaient solidement en place et permettaient aux voyageurs ou aux bergers de l'adopter pour de longues étapes à fournir. Un relief de Bordeaux et des statuettes de dieux gaulois '^ nous font voir des types qui semblent conformes à cette description. Dans le

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