‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 272 sur 425 · SOINS DE I.A BARBE ET DES CHEVEUX · texte numérisé non relu

SOINS DE I.A BARBE ET DES CHEVEUX

de la tête, à la pelile loutVe que les autre> cheveux forment au même endroit.

Le calof^an sur la nu(|ue reste très apprécié sous la première dynastie ; mais, en désaccord avec cette sim])licité, s'afiirme toujours davantage le ^oût pour les frisures, d'abord discrètes, menues, limitées à l'encadrement de la face ' ou s'éta^eant sur tout le crâne, mais sans marquer aucune saillie trop prononcée; ainsi se coiffait Agrippine l'Ancienne 'i\^. 275 et 571) ^. Chez Messaline, elles

Fig. 57!. — Coiflurc dAgrippine (milieu du i" siècle).

débordent davantaji^e, multiplient les spirales et entourent aussi le catogan qui s'avance plus bas sur la nuque. Avec Poppée et Domitille, qui ména*(ent une transition, les boucles forment déjà de grosses masses sur le haut de la tête. Une étrange surcharge s'observe sur les portraits de Julie, lille de Titus : tandis que la division en deux bandeaux ondulés persiste chez les femmes de classe moyenne (fig. liH) , cette princesse y renonce; les frisures, qui n'étaient que l'accessoire, deviennent le principal ; elles ne .sont plus en harmonie avec la forme du crâne, dont elles ne livent plus les contours ; elles atfectent une disposition transver-

1. Voirunc hrllc l»He trouvée en -Alluiiiir : A. \\ck\ri\./;ihrcsliefte des ôsterr. Jmtitutes, W (1912), p. (iK-75.

2. D'après Henioulli. Ittini. lUomnirniihic. il, I, p. Iîm» husto du Louvre).

sale et constituent au-dessus du front une sorte de très haut diadème en croissant de lune, où Tœil ne peut suivre le détail des combinaisons, aboutissant à ce qu'on nomme le « nid d'abeilles ». Le haut de la figure se rétrécit en arc brisé et les rebords de Tédifice capillaire alïleurent l'extrémité des sourcils ; c'est ce qu'on voit sur une tête de Naples contemporaine des Flaviens (fîg. 572) ^.

Fig. 572. — Le « nid d'abeilles » (sous les Flaviens).

Fig. 573. — Coiffure de Domitia (fin du i" siècle).

L'exag-érationfut rapide et si accusée qu'une réaction se prononça aussitôt: Domitia, femme de Domitien, porte celte coilfure sur certaines de ses médailles, mais, sur les suivantes, elle en a adopté une autre plus simple: le diadème domine à peine le chignon (fig-. 573)-. Les nattes

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