‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 278 sur 425 · Mail, Pompéi, p. iOO, fig. 232a · texte numérisé non relu

Mail, Pompéi, p. iOO, fig. 232a

6. Babelon-Blanchet, Bronzes de la Bihl. Sat.. p. 556, n' 1358.

ISTEN'SILES PB TOII.ETTE

par exemple d'un éphèbe, tenant le disque des deux mains ou d'une seule. Tous ces instruments sont légers et maniables ; il n'y avait pas, pour ainsi dire, de «grands miroirs fixes comme de notre temps. On remarque avec surprise que les réflecteui's sont convexes ; l'imaj^e en devait subir une déformation.

La décoration du disque est plus sommaire qu'à l'époque o^recque ; un petit emhlèma (buste de Bacchante, ou Jupiter et Léda, etc.) est entouré de cercles concentriques. Signalons un raOînement apprécié : le pourtour gracieusement découpé par une série de petits arcs * ; tel est le cas pour un des objets de Hoscoreale, qui rentre dans la catégorie peu nombreuse des miroirs en argent ; le bronze domine. Certains spécimens sont percés de toute une rangéede trous, à la manière du modèle cicontre (fig. 582) '.

On continue à confectionner des miroirs d boîte, en deux pièces : fond et couvercle ; ce dernier est orné parfois d'un relief surmoulé sur une monnaie ; on en a surtout qui reproduisent des bronzes de Néron ^. A partir de l'époque impériale commencent aussi à se répandre des miroirs très menus, formés d'une lentille de verre soufilé appliqué contre une feuille d'étain ou de plomb *.

Pour démêlerla chevelure, on employait déjà le peigne (pecten) ^. La plupart des peignes étaient tout vulgairement de bois, principalement de buis, d'autres d'os ou d'ivoire, ou encore de bronze. L'objet était donc ou plus simple — par sa matière — que de nos jours, ou au contraire plus soigné, car on en a qui sont décorés de figures en relief et pourvus d'un étui, également orné (fig. 583) ^. On remarquera la prédominance des peignes doubles, à dents serrées

Fig. 582.

Miroir campanien.

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