‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 281 sur 425 · D'après le linll. des Anl. <le France, 191 », p · texte numérisé non relu

D'après le linll. des Anl. <le France, 191 », p

Le rasoir (novacula) ^ a, comme le calamisler^ donné lieu à bien des controverses et sa forme nous est mal connue. Beaucoup d'exemplaires devaient être courbes, à en croire une épigramme de Martial qui parle de l'étui recourbé où le barbier enferme son rasoir; pourtant, si les lames en demi-lune préhistoriques, étrusques ou celtiques se retrouvent en abondance, on n'en saurait dire autant pour les lames d'époque romaine. Sur une dalle funéraire chrétienne (fig. 588) ^, deux instruments d'usage incertain sont représentés avec d'autres moins énigmatiques ; on arrive par élimination à y reconnaître des rasoirs ; ils ont une forme irrégulière ; la lame est large et plate, en triangle ou en trapèze ; la plus longue arête droite devait^être coupante; une petite queue courte, seulement indiquée, se prolongeait sans doute par un manche de bois.

Fig. 588.

Pierre tombale d'un coifTeur.

Fig. 589.

Trousse de toilette.

Une mode singulière, que les personnes graves réprouvaient sans parvenir à la supprimer, consistait a s'épiler; certains, au reste, se contentaient de retirer les poils blancs isolés. Les pâtes préconisées se révélaient peu efficaces; le plus sûr était d'arracher, besogne dont se chargeait, dans les thermes notamment, un esclave, Valipilus ; il employait à cet effet une petite pince dite volsella ^. 11 existe de très nombreux modèles de volsellae^ dont les formes ont toutes pris naissance aux temps les plus lointains. La pince à épiler était souvent réunie sur le même anneau à

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