‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 282 sur 425 · T1Î.NS1I.ES DE TOILETTE · texte numérisé non relu

T1Î.NS1I.ES DE TOILETTE

d'autres instruments, comme les spatules à fiird et le cure-dent, dentiscalpiuni lig. 589; *.

Le mobilier des tables à toilette féminines se complétait de ilacons de senteurs, de petits vases à onguents liquides ou à fards (fig. 590) ^ et de boites à .poudres divisées en compartiments. On ne semble pas avoir fait de dilTérence entre les serviettes de toilette et celles de table.

Les Romains avaient hérité des Grecs un ustensile complètement disparu de l'usage moderne, le strigile, strigilis, ainsi nommé parce qu'il servait à frotter vigoureusement le corps pour en racler

Fig. 51'(). — Hoitc à onfruents.

Fig. 591. — Strigiles.

l'épiderme s/n'ngereK II faisait partie, dans le principe, de l'attirail des lutteurs, qui se couvraient d'huile, voulant éviter de donner prise ii l'adversaire, car un membre graissé se dérobe à l'étreinte; mais, l'épreuve finie, il convenait d'enlever cette huile mêlée de cire, du reste souillée par le sable et les poussières du gymnase. Bientôt tout homme ayant des loisirs affecta plus ou moins de se livrer aux exercices physiques; les onctions s'imposaient donc et sous un même anneau, porté par l'esclave qui accompagnait le maître au bain, on rassemblait le flacon d'huile à triple chaînette et un ou plusieurs strigiles. Les femmes aussi en usaient, pour éliminer les pâtes épilatoires et les onguents souvent très épais. Cette sorte de longue curette, en métal ou en os, au manche nu ou très orné suivant les prix, affectait une courbure ronde ou coudée ; bien entendu, l'arête en était mousse. Les échantillons conservés ont été retrouvés dans des tombes Je gens aisés ; la plupart sont naturellement en bronze ; c'est le cas pour ceux que montre la lig.,')9l : l'un (a)^emprunté à une trousse de baigneurcampanien

1. D'aprr«* .\. WaHcn, Catnloçfue of the Bronzes m ihe lirilish Musenni^ p. 317, n" 2.591. fig. 71.

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