‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 283 sur 425 · I)apris (îiisnian, Ponifjéi, p. Mb · texte numérisé non relu

I)apris (îiisnian, Ponifjéi, p. Mb

.i. l)'aprùs le Mus. Borh., VII, pi. xvi.

qui en comportait quatre, dont deux s'achevant en pointe et deux à large bout ; Tautre (/>) ^ provenant de Germanie ; il est plus sinueux et mesure environ 28 centimètres de long ; un second identique faisait la paire.

§ Vil. — La bijouterie.

L'étude de la bijouterie antique est encore peu avancée. Nous pouvons nous référer avant tout au catalogue le plus récent, qui ! concerne une des plus importantes collections, celle du British Muséum ^. La bijouterie romaine, en particulier, est d'habitude traitée de façon très sommaire, parce que les caractères spécifiques lui manquent; les dates extrêmes qu'implique cette expres^^ion conventionnelle : Fart romain, n'ont d'autre part aucun intérêt au point de vue des divisions chronologiques à établir. M. Marshall distingue deux périodes : gréco-romaine et romaine. La première couvre approximativement quatre siècles, deux avant et deux après J. -G. ; les centres de production durent être surtout Antioche, Alexandrie et Rome; mais, dans la plupart des cas, rien ne peimet de deviner la provenance des objets, pas même les lieux de trouvaille. Ces bijoux relèvent de l'art hellénistique et diffèrent assez peu des échantillons de l'art classique, à part un caractère oriental plus prononcé désormais et, dirons-nous, un peu cosmopolite, un goût de somptuosité plus marqué, qui explique un recours plus fréquent aux pierres précieuses. La deuxième période, qui embrasse en gros les iii^-iv® siècles, s'appellerait plus justement syro-romaine ; le trait frappant est en elTet le triomphe du goût syrien ou, pour préciser mieux, palmyrénien, au détriment du sentiment grec, plus mesuré. La finesse des ciselures et celles des filigranes ne séduisent pas le Romain, ou le provincial qui le copie, comme ce qui pèse lourd et coûte cher.

Il faut nous borner à Ténumération des variétés Ce bijoux et à l'indication abrégée des types les plus courants.

Les boucles d'oreilles, inaures^, étaient parmi les parures les

1. D'après le Guide to Greeli and ^ioman Life, p. 113, fi^-. 9S.

2. F. H. Marshall, Catalogue of the Jewelîery in ilte British Muséum, Londres, 1911, 4° [Le nom de l'auteur, dans ce § AIT, indique un renvoi à ce livre]; voir l'Introduction, p. 42 et suiv., et aussi Eug. Fonlenay, Les bijoux anciens et modernes, Paris, 1887, gr. 8° (œuvre d'un joaillier).

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