X. L AMEUBLEMENT
été séparées, comme dans le Iriclinium, par des coussins; un seul accoudoir en croissant courait au contraire tout le long du demicercle intérieur ^ Les places de préséance était autrement réglées que ci-dessus : elles se trouvaient aux deux extrémités, in sinislro et surtout in dextro cornu.
Le lit funèbre, d'après les scènes de conclamatio (fîg. 176,9 et 313; voir aussi 323), a même forme que le lit de sommeil ; le mort y reste étendu après le dernier soupir et parents et amis ont accès auprès de sa dépouille (fig. 31-4): mais on Ten retire pour les obsèques ; on place le corps dans un cercueil de bois, et son mannequin à figure de cire sur un autre lit du genre catafalque, surmonté d'un dais (fig. 315), du moins quand la cérémonie se fait avec quelque pompe.
Il n'y a plus que les reliefs ou les peintures pour nous donner une faible idée du luxe, tout oriental même par la provenance, des coussins, matelas (/oru5) et couvertures {vestes sfragulae) qui garnissaient certains lits, de sommeil ou de banquet. Dans la tradition étrusco-latine, le torus est unique et épais, mais il y a des exemples de matelas superposés (fig. 314) ; d'après certains reliefs, on pourrait croire qu'il était traversé par des sangles de droite à gauche ; toutefois, il s'agit plutôt de bandes décoratives ^.
§ II. — Sièges ^.
La Grècfe et l'Orient avaient déjà réalisé tant de modèles, extrêmement variés, que pour les Romains, semble-l-il, il ne restait guère à inventer. De fait, les formes qui se perpétuent sous l'Empire sont étroitement apparentées à celles que reproduisent les peintures de vases.
Le siège usuel, celui qui correspond le moins mal à la chaise d'aujourd'hui, est la cathedra (fig. 694), le siège d'apparlement : sans bras, il a un dossier, souvent un peu incliné et généralement recourbé, surtout dans [le sens horizontal, où il est quelquefois presque en demi-cercle. Les pieds eux-mêmes ne sont habiluelle-