‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 296 sur 425 · SIEGES · texte numérisé non relu

SIEGES

il3

ment pas droits, mais légèrement arqués et divergents. On s'est également servi des simples bancs, auxquels on donnait quelque élégance en les montant sur pieds arrondis et contournés qui rappellent nos travaux de fer forgé (fig. 683).

Un tvpe qu'on remarque dans certains monuments des })rovinces d'(1ccident, c'est la chaise, sans doute en osier, ressemblant à nos fauteuils de jardins ou de plages '. Une chaise de bois a pu être reconstituée, pour le musée de Naples, selon les données des fouilles de Pompéi. Ce spécimen a le siège carré, un dossier rectangulaire assez bas; aucune traverse ne relie les pieds (fig. 006) 2.

Nous ne savons pas au juste ce ((u'était le solium de la Home des premiers temps, où s'asseyaient le roi, ou le pttlerfamilias donnant audience le matin dans son alrium ; ce siège avait, croit-on, un dossier très élevé. Le trône, dans les œuvres d'art de l'âge classique, n'appartient plus qu'aux divinités ou aux personnages divinisés (tig. 33*2-333) et il reproduit exactement le type grec : c'est un large siège carré, avec pieds et dossier perpendiculaires et précédé d'un tabouret; le haut du dossier est horizontal ou se termine en fronton. Des solia sont consacrés aux dieux (hms leurs temples, ainsi à Bacchus et à (]érès, comme le montrent tleux exemplaires du Louvre •* ; dans les peintures campaniennes, on en voit sur les(|uels trouvent place les emblèmes d'un dieu, ou le dieu lui-même, ou quelque autre personnalité mythicjue '.

('eque Rome présente de très particulier en fait de sièges, ce sont ceux des hauts dignitaires. La sella était, dans le principe, propre à celui qui rendait la justice, et devait la rendre assis. Pour cet office, il lui fallait louteliberté de déplacement ; un siège portatif lui était donc nécessairej d'où la forme de la sell.'t, meuble

FiiT. 006. — Cliaisc de bois.

Page 1