V. Mau, Hôm. Milth., \ (1895), p
reposant sur le sol; au sommet, une vasque ronde, où était placé le charbon, et percée de trous pour le tirage.
Pour faire bouillir de l'eau à la cuisine, le procédé le plus simple consistait à placer sur un trépied une marmite, de terre ou de métal, sous laquelle on allumait du feu. Ainsi opérait le propriétaire de la marmite tronconique en bronze, à ouverture étroite, retrouvée à Pompéi (fig. 624, 6-7j ^ De ces trépieds isolés, quelques-uns sont parvenus jusqu'à nous -. Une autre méthode consistait à suspendre le chaudron au-dessus du feu, à un crochet ou aune crémaillère, par un anneau fixé au-dessous de l'anse^. On
Fig. 625. — Crémaillère.
peut voir au musée de Saint-Germain un spécimen en fer d'une
longue crémaillère à double crochet de suspension (fig. 625) ^ ; des
fragments comparables ont été retrouvés dans la région du Rhin ^.
On utilisait donc, en dehors des fourneaux, de simples âtres nus,
avec enfeu qui permettait l'échappement de la fumée. Pour attiser la flamme ou remuer la cendre, on avait des pelles à long manche, dont il reste plusieurs exemplaires à Saint- Germain **. Des chenets étaient nécessaires, à la fois pour faciliter l'aération du combustible et pour maintenir à une certaine hauteur les broches à rôtir ; le chenet (crati-
Fig. 626. — Chenet.
culum) se composait d'une tige de fer basse relevée à chaque extré
1. D'après le Mus. Borb., V, pi. laiii, 6-7 ; autres formes de marmites sous les n°" 4 et 5.
2. Ex. au musée de Saint-Germain : B. Champion, Jxcv. arch., J916, I, pi. x, n° 29 060.
3. Saglio, op. cit., fig. 195; autre exemplaire, de Boscorcale, à Berlin: Arch. Anzeujer, XV (1900), p. 188, %. 14.