‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 316 sur 425 · l)'aprèft le Mus. Borh., \'I,-|)1. xiiv · texte numérisé non relu

l)'aprèft le Mus. Borh., \'I,-|)1. xiiv

3. I)'après (Champion, Hev. arrh., 1916. I, pi. .\ii, n" 60 980 etôlOOi.

Ma.NLEI. ll'AliniIKOl.OOIK i(OMAI>R. — II. 28

Tout ménage avait besoin d'un mortier, mortarium. Avant l'invention du moulin broyant le g-rain entre deux pierres, qui donna naissance à une industrie indépendante travaillant en gros, la farine nécessaire à la famille était préparée à la maison même : on concassait le blé en le frappant au pilon dans un auget de bois ou de pierre. Parla suite, l'usage du mortier se restreignit à des préparations secondaires, comme par exemple celle des purées de pois ou de fèves; ses dimensions furent réduites du môme coup. Virgile décrivant, dans son petit poème Moretum, là confection du gâteau de ce nom par un paysan, nous montre ce dernier tenant d'une seule main le p'ûon^ pis lilliim, et appuyant d'un mouvement régulier sur toute la courbure du mortier. Le British Muséum possède un exemplaire en terre cuite de forme tronconique, dont le large rebord porte, à côté du bec de déversement, l'estampille du fabricant: Boriedius) f[ecil) (fig. 632) ^ Deux autres, identiques entre

Fi2:.'632, — Mortier de terre cuite.

■Fig. 633. — Mortier de marbre.

eux, l'un trouvé en Angleterre -, l'autre, en marbre, conservé au

1. D'après Walters-Birch, Ilistory uf Ancient PnHery, Londres, J905, 8», II, p. 551, ii<^. 230.

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