‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 326 sur 425 · DragendorlT, Bonner Jahr bûcher, CI (1897), p · texte numérisé non relu

DragendorlT, Bonner Jahr bûcher, CI (1897), p

r.F.S VASKS DE TOUTES SOUTF^ 447

qu'entre les fabriques qui travaillaient ainsi pour l'exportation, une des plus actives et Hes plus anciennes était celle d'Arezzo (Arelium , au sud de FI«irencc.

Cette cité, de fondation étrusque, resta d'abord iidèle au goût toscan ; les premiers vases qui en sortiront étaient rovêtus d'uii vernis noir, rappelant le hacchero local de l'époque g:recque et les vases de Cales. Mais bien vite elle se limita à façonner une terro rousse, nette et polie, d'etîets tivs comparables à ceux que produit, en cette teinte, notre cire à cacheter. Sa couverte brillante, ég-aleiiient roug^e, était un composé de silice, d'oxyde de fer et d'une substance alcaline. U!n dehoi's d'Arezzo, Pline mentionne les ateliers de Modène et de Sorrente ; nous savons qu'il y eu eut encore à Rome, à Pouzzoles, à Capoue, à Cumes, à Rimini et dans quelques bourf;ades d'I'^trurie, sans pouvoir dire si c'étaient des officines indépendantes ou de simples filiales d'Arezzo.

Les formes, qui se ressentent de cette influence du métal, sont pJus simples qu'à l'époque hellénistique et plus archaïsantes (n** 1 à 14 de Dragendorff). On y remarque au premier coup cVœW des plats circulaires à pied surbaissé et des vases à panse plus ou moins large et haute, le plus souvent dépourvus d'anses, rappelant parfois nos saladiers; les dimensions sont d'ordinaire assez faibles. Les formes élancées, en calice, sont celles des vases ornés ; les vases arétins unis se retrouvent en Gaule à foison ; les autres y sont plus rares, parce que leur fragilité en rendait le transport hasardeux.

La plupart de cee articles portent restampillc du potier. Les noms étaient imprimés dans le moule, à l'aide d'un timbre, en lettres incuscs et rétrogrades ; ils se détachent donc en relief sur le vase lui-même. Ils posent quelques problèmes embarrassants; car le propriétaire d'ofiicine avait des esclaves, auxquels il per^ mettait d'inscrire leurs propres noms, en plus du sien, sur les poternes qu'ils avaient confectionnées. Or le maître indique, suivant le cas, ses iria ncuninn ou. plusordijiairement, le prénom et le gentilice, d'aventure le gentilice seul ; tout cela au génitif habituellement; le nom do l'esclave plutôt au nominatif. Mais des abréviations fréquentes ne i)ermeUent pas loujoui^ les distinctions de cas ; l'ordre de succession des noms n'est pas invariable ; on a pu prendre le nom de l'esclave pour le cof/iiomen du maître; enfin ce dernier passe son gentilice à l'esclave affranchi. Outre les noms, on trouve parfois, presque uniquement en Italie, les formules of{fu

cina), ma{nii), fe{cit). L'aspect des lettres n'est pas toujours un indice chronologique ; beaucoup de fabricants se plaisaient aux notations à la mode archaïque : II pour E, V pour F. Les ligatures nombreuses compliquent enfin le déchiffrement.

Les noms sont inscrits dans des cartouches de genre très variés. M. Dressel a distingué parmi eux 87 formes *; d'une façon générale, les marques rectangulaires sont les plus anciennes; elles se logent à l'extérieur du vase, au milieu du dessin; tel est l'usage courant dans la période augustéenne. Ensuite viennent les marques -en forme d'empreinte de pied. Dans le champ de l'inscription on observe quelquefois, d'autre part, des signes, des ornements (palme, couronne, étoile, figure d'animal); ils sont rares dans la production la plus récente; mais alors c'est le cartouche lui-même qui prend une forme plus capricieuse. Nous donnons ici un aperçu des marques d'Arezzo (fig. 642).

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Fig. 6i2. — Types d'estampilles trouvées sur les vases d'Arezzo.

Quant aux noms, ils ont été classés par les répertoires ^ dans l'ordre alphabétique des gentilices; de chaque maître on a rapproché ses esclaves et affranchis. Les propriétaires ont des noms latins, leurs auxiliaires sont grecs ou d'origine barbare. On connaît une quinzaine de familles de potiers ayant fabriqué des vases ornés ^. Deux noms éclipsent tous les autres :

1° M. Perenniiis (abrégé en M. Pe, M. Per, M. Père, M. Peren, ou inscrit tout au long M. Perenni), qui travaillait vers 30 avant notre

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