Liste dans Dcchelette, op. cil., I, p. 13 et suiv
LES VASES DE TOUTES SORTES
ère, avait peiil-èlre une succursale à Centumcellae ; deux de ses esclaves méritent d'être connus, Barc/nles et Ticjranes. Le vase dont on trouve ici deux aspects (fig. 643) ' est signé à la fois de Perennius et de Tigranes ; il représente une de ces scènes de danses que la clientèle appréciait tant.
Fig. 6i3. — \'ase de Perennius et de son esclave Tigranes.
2° P. Cornélius employait une quarantaine d'esclaves; l'ur^ deux, Hodo, lit un vase portant le nom et la tête d'Auguste, -ce qui date en gros le commerce de son maître.
On peut retenir aussi les noms à'Annius^ Memnu'us^ Basinius:; ce dernier est un des plus récents. Ces fabriques du centre de l'Italie, d'aprèsles recherches les plus nouvelles -, étaient dans l'ensemble en activité entre ces deux dates approximatives: 40 avaat notre ère — 60 après J.-C.
Deux catégories de sujets sont à distinguer. Dans la première, à laquelle reste attaché le ncm de M. Perennius, prédcmine le décor en frise, où les figures sont répétées ou groupées, divisées quelquefois par de simples piliers; les silhouettes ne posent sur aucune ligne de terrain autre que la bordure de la frise. DragendorlT en signale l'isocéphalie, non sans l'exagérer. Beaucoup se livrent à la danse : ménades, satyres, esclaves sacrées portant la coiffure en corbeille d'osier dite « calathiscos » ; des suivants de Bacchus coupent les grappes ou les foulent ; mentionnons la Victoire, les génies ailés, les scènes de banquet. Dans la seconde manière, celle de P. Cornélius et de la fabrique de Pouzzoles, le dt-cnr ornemental l'emporte ; les figures, quand elles ne manquent