‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 328 sur 425 · D'après la Loeb Collection, pi. v, n° 125 ; cf. p · texte numérisé non relu

D'après la Loeb Collection, pi. v, n° 125 ; cf. p

2. George II. Chase, T/ie Loeb Collection of Arretine Polleri/, Now-^Ork. 190», i», et du mcnie, Muséum of Fine Arts, Cululogue of Arretine l'otlevy, Hoslon. IQlfi, 1».

XIaNUF.I. D'AItr.tlKOLOOIB ROMAINE. — II,

pas tout à fait, sont de taille extrêmement variable et perdent leur importance au profit des accessoires : feuilles, ^'"uirlandes, couronnes, masques, colonnettes, rinceaux de pampres, moulures diverses, jj'odrons, bâtonnets, grènetis, etc..

Cette décoration s'inspire largement des reliefs néo-attiques, de leur archaïsme un peu froid et guindé, ainsi que de la vaisselle d'argent d'Asie Mineure, dont elle copie les motifs secondaires. Les figures, par un souvenir du goût hellénique, se détachent librement sur un champ uni; les compositions sont aérées, sans surcharge; nous noterons de tout autres procédés en Gaule. Par exception à la loi des influences réciproques, Tillusionnisme, si estimé des contemporains en sculpture, n*a jamais trouvé place sur la poterie sigillée.

II. — Vases de Gaule ^. — Durant la seconde moitié du i'^' siècle, les traditions dans cette forme d'art émigrèrent définitivement en Gaule.

A. — Vases moulés. — Déjà sous Auguste, les vases italiques du potier Aco ^ et de son esclave Acastus avaient fourni des prototypes aux ateliers arvernes. Sous les premiers successeurs de ce prince, la fabrique de Saint-Rémy-en-Rollat (Allier) répandait des vases moulés h pâte blanchâtre^ g-rise ou jaunâtre, recouverte d'une glaçure jaune tirant sur le brun ^. Les formes adoptées rappellent le bol, le mortier, le skyphos, Tamphore sans anses, avec divers types de flacons. Presque tous ces vases sont anépigraphes, d'exécution médiocre ; dans leur décor monotone, le signe spécifique est une bande d'arcs, avec fleurons grefl'és à l'extrémité de ces arcs (fig. 644) ^.

Mais, comme en Italie, \'à pâte rouge à vernis rouge conquit les préférences. Avant de s'imposer dans un autre centre arverne, à Lezoux, elle avait accaparé l'activité des ateliers ruthènes de La Graufesenque (Aveyron). Ceux-ci, du reste, dont le commerce d'exportation s'inaugure sous Tibère, usèrent quelquefois d'un vernis particulier inconnu .lilleurs : une glaçure jaune dont les veines rouges imitaient le marbre. Quant au vernis rouge, il est plus brillant que celui d'Arezzo, et la pâte est plus dure.

1. Déchelette, Vases céramiques. Répertoire de marques au C. I. L.. XIII, m, 1, p. 119-464 {vascula gallica).

2. Cf. Germain dcMontauzan, Annales de i L'niversUé de Lyon, II, 30 ^1910 . p. 61 et suiv. ; spécimen à la fij^. 16.

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