Déclïcletle, ihid., pi. x. Notre fip. «32 =pl. x
2. LincJenschmil, Aile rt humer, V, pi. \.ix (notre lig. 653 reproduit le n" 107 i).
î)rincipalemenl à Alexandrie, à Tarse (Cilicie) et en Gaule à Saint- Rémy-en-Rollat et à Lezoux. De là s'exportaient très au loin des ouvrag-es d'une riche couverte, pour laquelle les produits alcalins avaient été remplacés par d'autres, à base de plomb, semble-t-il, réalisant le poli du verre et une solidité, un éclat qui dépassaient ceux de lémail. Le nom de vases à glaçure d'émail est cependant •usuel; le British Muséum possède beaucoup d'exemplaires de choix ^ D'une façon générale, on voit prédominer en Gaule, au premier siècle de l'Empire, les tons jaunes tirant sur le brun ou le vert; au ii^ le vert-malachite; mais certains vases ont au dedans et à l'extérieur des couvertes différentes. Le décor floral est le plus courant; les formes reflètent mieux les modèles grecs que dans les autres' séries ; le skyphos, notamment, reste en honneur. En dehors des vases il se faisait, dans le genre émaillé, de menus objets, lits, bateaux, etc., dans lesquels on ne peut voir que des jouets d'enlants 2.
L'industrie céramique subit, comme tous les autres arts, le ■contre-coup des événements politiques; encore la décadence ne se niarque-t-elle vraiment qu'à la fin du m® siècle. Elle se manifeste parla variété moindre des formes — le 37 conserve la primauté — , par l'abandon«du moulag-e, la médiocrité des vernis qui deviennent pâles, l'extrême simplification du décor, réduit, sur les vases à zones •striées, à une ornementation linéaire ^.
Les vases estampés ne sont pas moins modestes de prétentions ; les enjolivements produits par l'apposition, sur la pâte encore fraîche, de poinçons gravés, ne sont g-uère que des lignes ou des points, d'une grande monotonie. Au surplus, ces articles, que Déchelette ' a pu dater pour la plupart du v^ siècle, sont à peine <le l'époque romaine.
VL — Fabrication. — Nous ajouterons encore quelques mots au sujet de la fabrication des vases. Elle comprend, décoration à part, deux opérations fondamentales : le tournassage et la cuisson.
La première n'a fait l'objet, à l'époque romaine, d'aucune représentation figurée parvenue jusqu'à nous ; mais nous possédons ■quelques spécimens du tour (ro/a figularis, ou orhis)^ du moins en "îragments. Ils ne permettent pas de se rendre compte si, comme