Ibid.^ p. 327 et suiv., pi. xii-xiii
LES VASES DE TOUTES SORTES
iet
aujourd'hui, l'appareil était constitué par deux disques horizon^ taux, celui de dessus faisant établi, l'autre recevant l'impulsion du. pied de l'opérateur et transmettant au premier son mouvemenl g-iratoire. Du moins la roue qui a été découverte en Italie, à Centumcellae, avait son pourtour creusé d'une rainure, rattachée par six petits cylindres à une bande de plomb qui servait à la mise er> marche. D'autres tours ont été trouvés en divers points de la France : il y en plusieurs au musée de Toulouse ; nous reproduisons ici (^l^^(3Ji, ' celui du musée de Roanne, provenant de Lezoux : c'est, comme on le voit, « un disque en argile assez épais, dont la face supérieure est plate et l'autre tronconique. L'axe en bois de la tournette se logeait dans un évidement central. Sur le côté plat, l'évidement de l'axe est surmonté d'un petit collier en relief, dans lequel s'engageait sans doute une planchette de même diamètre que la roue. C'est sur cette planchette que reposait le vase. »
Pour réaliser les cylindres, la main de l'ouvrier suffisait, mais il devait obtenir les pig. 654. — Tour de potier, cônes et les courbures dans le sens vertical
au moyen d'outils dont il appuyait obliquement l'extrémité sur la masse d'argile.
La cuisson s'opérait dans des fours spéciaux, dont il subsiste en divers pays, notamment dans la région de Lezoux, de très nombreux vestiges ; malheureusement, nulle part les éléments supérieurs de la construction n'ont survécu ; la couverture afTeclail probablement la forme d'une voûte, percée en son sommet d'une cheminée pour l'échappement de la fumée. Nous pouvons, à lasuite de Déchelette ^, prendre pour type le four exploré à Heddernheim, aux environs de Krancfort-sur-le-Mein (fig. 655).
La coupe on hauteur révèle à première vue une division tripartite : d'abord le foyer proprement dit, ]où est amassé et allumé le combustible ; à la suite l'alandier, foyer adjacent, où les flammes sont entraînées par le tirage, et enfin au-dessus de lui le laboratoire. L'alandier est divisé en deux moitiés par un mur médian, sur lequel,
1. D'après Déchelette, Vases céramiques, II, p. 338, fi^'. r.