XII. MATERIEL D ECLAIRAGE
Comme pour la combustion du suif ou de la poix, il fallait une mèche ; elle était faite d'étoupe, de moelle de jonc, de papyrus ou autres fibres végétales, qu'on tordait avant de les. placer au centre de la matière à brûler; on avait ainsi le funalis, cierg-e ou chandelle (candelâ), d'invention sûrement italique. Il lui fallait un support : comme tel, une pointe pouvait suffire, quand la lumière restait fixe; mais si on voulait la déplacer, on devait éviter de rece-
Fig. 659. — Chandelles des catacombes.
Fig. 660. — Chandelier portatif.
Fig. 661. — Chandeliers vulgaires,
voir sur la main la cire ou la graisse brûlantes. Il se fabriquait donc des chandeliers, très analogues à ceux d'aujourd'hui, en forme d'écuelle, avec un anneau où passer le doigt, et une pointe où planter la chandelle, ou bien une cavité pour l'encastrer (fig. 660) \ de plus simples en forme de tabouret (fig. 661, à droite) *.
Certains avaient une pointe horizontale en guise de manche, permettant de fixer la bougie à un mur (fig. 661) ^. C'était là du mobilier vulgaire; les riches ne pouvaient se contenter d'un support trop simple ou d'une niche.
1. D'après Saglio, ibid., fig. 1076; WalLers, Catnîoffiie of Lamps (voir notre tome I, p. 682), fig. 339, n" 1 41 1.