‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 341 sur 425 · A. Jacob, au mot, dans Saglio, Dict. des An · texte numérisé non relu

A. Jacob, au mot, dans Saglio, Dict. des An

2. D'après Champion, Rev. avch., 191G, I, pi. x, n°' 15 853, 29 012 tt 29 012 A.

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Parmi les corps solides propres à fournir une lumière vive et persistante, venaient en première lij,^ne les bois résineux, principalement le pin. On en faisait une torche, fax' [Iv^. 210, 21 i et 236). Les Romains avaient connu par les Grecs ce genre de flambeau et l'employaient dans les mêmes circonstances, en voya^^e, à la chasse et dans les cérémonies solennelles dont le rituel s'inspirait des traditions helléniques : la naissance, le mariage et la mort impliquaient l'intervention des torches; aussi sont-elles souvent ligurées aux mains des Éros, comme nous l'avons signalé.

Toutefois on commença d'assez bonne heure, dans l'Italie centrale, à se servir des matières graisseuses. Il existe des objets romains qui imitent extérieurement l'aspect, d'ailleurs stylisé, dune branche de pin, mais l'intérieur est aménagé pour rece\ oir un combustible tout différent^. Les torches représentées dans les peintures et reliefs d'époque impériale prennent une forme nouvelle : elles superposent plusieurs calices au bout d'une longue tige (fig. 3l4) ; on V brûlait surtout de la graisse de bœuf ou de chèvre sébum). Les vigiles, à Home, s'éclairaient dans leurs rondes avec des sehaciaria^ semblables au grand flambeau de bronze trouvé près du corps de garde d'une de leurs cohortes et composé de trois tubes entrant l'un dans l'autre (fig. 658)^; des ouvertures latérales donnaient issue au -uif en fusion.

A cette graisse, déplaisante par son odeur, les gens de condition aisée préféraient la cire, dont on faisait des bougies du type qui a persisté immuable jusqu'à nous. Fig. 658 Chez les chrétiens en particulier, il était d'usage constant ^'^ ^^' de placer de tels luminaires auprès des autels, des ligures de saints ou des tombeaux; à comparer l'image qu'en donnent certaines peintures des catacombes (fig. OjDj ' avec celles qu'offrent les fresques étrusques, on pensera (jue ce sont précisément les l-trusques qui ont transmis ce mode d'éclairage aux Romains.

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