LAMPES
nettes. Le candélabre que nous reproduisons (lig. 663) * a une double destination : on peut y piquer des chandelles ou y accrocher des lampes. Bientôt la fonction n'est plus qu'un prétexte à l'élaboration d'une jolie pièce de mobilier; n'oublions pas une des plus séduisantes : la lampe est maniée par un jeune enfant nu, debout devant une colonette spirale, qui n'est là sans doute qu'u-c gracieux instrument de préhension -.
D'autres candélabres, aussi mal dénommés, sont en marbre (fîg. 664) ^ et d'apparence plus massive, mais conçus en somme dans le même sentiment artistique. Seulement le fût se complique, devient une sorte de balustre décoré avec recherche : il est formé de paniers ou vases enveloppés de feuilles d'acanthe, dont les bouquets se présentent droits ou renversés, pointes en bas; les faces de la partie inférieure, qui imite un autel, ont des reliefs figurant des divinités ou des attributs de culte, des animaux de sacrifice ; des bucrânes ou des têtes de béliers, de lions, ornent les arêtes ou les angles. Au sommet est une coupe profonde, où brûlaient les matières combustibles, surmontées quelquefois d'une llamme tournoyante en pierre sculptée, qu'on en devait retirer momentanément, pour allumer à la place un feu véritable. Mais ces candélabres de haute taille — il en est qui dépassent trois mètres — ont dû perdre bien vite leur destination religieuse, pour embellir seulement, par exemple dans une encoignure, un somptueux édifice.
1^ III. — Lampes.
Le luminaire portatif par excellence est la lampe, connue en. Grèce depuis les temps reculés et dont les Romains s'approprièrent même le nom, /j/c/i/ia5, jusqu'au jour où prévalut un autre terme^ lucerna "*.
Les plus anciennes lampes de provenance italique ont été déterrées surl'Hsquilin ^-.elles remontent au ni° siècle avant notre ère et