‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 356 sur 425 · XIII. JEUX ET JOUETS · texte numérisé non relu

XIII. JEUX ET JOUETS

latients de sacrifice à la même échelle ; des animaux minuscules, des -osselets, des tablettes d'ivoire, de petits vases, des masques, et surtout des poupées.

Beaucoup de fig^urines recueillies dans les fouilles ont dû servir à amuser les enfants ; mais lesquelles? Il n'y a quasi-certitude que (pour celles qui étaient articulées ^ ; la tête n'était pas toujours liée au cou dans le moule; le corps et même quelquefois les membres étaient en plusieurs morceaux rattachés, aux épaules et aux hanches, aux coudes et aux genoux, par des fils de métal ou bien par une cheville plus étroite que la cavité où on l'engageait. La plupart se faisaient en arg^ile, mais il y en eut en os et en bois ; i'une de celles-ci, trouvée à Rome (fîg. 669) '^, a ses articulations à tenon et à mortaise ; d'après la coiffure, elle date du temps des Antonins. Les doigts portent des bagues minuscules ; il y avait ■auprès d'elle de petits peig^nes. Comme aujourd'hui, en effet, la poupée était traitée en g-rande personne : on prévoyait de quoi l'habiller, la meubler et la servir.

Les enfants jouaient déjà au cerceau : un g-rossier relief funéraire montre un gamin poussant devant lui une petite roue qui

tourne, et dont le moyeu est raccordé à un long manche (fig. 670) ^. Mais le cerceau de g-rande taille (trochus), qu'on laisse librement rouler, pourrait bien avoir été réservé aux hommes faits, à qui on le recommandait comme favorisant un exercice hygiénique. Il était lancé et maintenu en marche par une baguette {clavis) ; à l'époque romaine, la forme de cette der- Fig. 670. — Petit cerceau, nière fut modifiée : non plus complètement

droite, mais recourbée comme une faucille ou présentant plusieurs coudes ; de la sorte, elle avait plus de prise sur le cercle et en réglait mieux les évolutions, car il était élégant de faire décrire des courbes au cerceau. D'autre part, on le garnissait de petits anneaux mobiles, qui, retombant toujours sur le sol avec un son joyeux, avertissaient les passants d'avoir à se ■garer (fig. 671) ^.

1. Kaufmann, Aegyptische Terrakolten, p. 129-130 (du Fayoum).

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