‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 380 sur 425 · XV. INSTRUMENTS POUR KCRIRE ET POUR CALCULER · texte numérisé non relu

XV. INSTRUMENTS POUR KCRIRE ET POUR CALCULER

Le nécessaire de récrivaiii comprend encore Téponge, servant à laver la plume et à enlever les fautes, et l'encrier (atramentarium) ^ Plusieurs encriers sont conservés au musée de Naples ; on en fabriquait de très communs en terre cuite, d'autres en faïence, ou en bronze avec couvercle à charnière, décorés de figures. Certains, comme on n'en voit plus guère aujourd'hui, se composaient de deux cylindres accouplés, l'un pour l'encre noire, l'autre pour la rouge. On est surpris de la forme élancée de quelques-uns, qui devaient être peu stables (fig. 694) ; l'assiette de tel ou tel est due à un renflement à la base, qui prête à l'ensemble l'aspect d'une bobine. On en a de Gaule qui sont plus courts et percés dans le haut, vers le bord, de menus trous où le copiste devait planter le calame quand il s'interrompait ^. Un de ceux que représente une peinture de Pompéi (fig. 694, dans le bas, à gauche) a sur le côté un appendice troué qui avait évidemment pour objet d'adapter l'écritoire à un crochet de la Iheca. Les encriers ont plus d'une fois donné prétexte à la création d'un joli bibelot : notre Cabinet des médailles en possède qui figurent des esclaves accroupis ^.

§ IL — La lablelte et V écriture à la pointe sèche.

Nous mettons tout de suite à part les ostraka '^, tessons de poterie, fort précieux en ce qu'ils ne coûtaient rien et qu'aucune maison n'en était dépourvue ; on y gravait des indications d'intérêt momentané. Cependant, à part quelques débris exceptionnels des iv^-v® siècles de notre ère, déterrés dans la région de Constantine et en Tunisie ^, ils n'ont guère à l'époque romaine été employés de la sorte qu'en Egypte ; mais là on les a vus surgir par milliers. Ils portent des textes littéraires, copiés par des lettrés pauvres ou par des écoliers ^, des textes administratifs, surtout des quittances d'impôts, ou encore des contrats privés, comptes ou correspondances.

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