Jbid., pi. xxxviii, 2 (Bade
7. V. Denefl'e, La prothèse dentaire dans l'antiquité, Anvers, 1R99, 8».
8. D'après le Guide lo Grcek and Roman Life, p. 1T9, li^. 189 h.
9. D'après les Jahreshefte des ôsterr. Insiitutes, XV (1912), Beibl&li, p, 138, fig. 121.
une partie d'o^ enfoncée ou écrasée ; le milieu de la ti^e devait avoir une envelo[)pe de bois, ou d'os, fixée par des chevilles rivées passant dans les deux trous encore visibles ; aux extrémités sont des palettes de formes ditrércntes, Tune plate, l'autre arquée., toutes deux avec une face unie et une face à denture.
Les anciens répugnaient à l'extraction des dents, qu'ils croyaient fatale à la mâchoire et même aux yeux ; ils ne s'y résij^naient que devant une nécessité trop évidente ; l'outil alors employé n'est pas très sûrement connu. On a mis au jour à Ponipéi une pince-tenaille à mors courbe (17) ^ qu'on a pu croire mal appropriée à cette fonction, par sa taille excessive et la face interne lisse des mors ; on la supposait faite pour déplacer un os ou retirer des esquilles ; mais un exemplaire analogue, du musée de Budapest, retrouvé en même temps qu'une dent votive à trois racines, semble fixer Tinterprétalion - : ce doit être un davier. Il y avait aussi, du reste, des extracteurs à mors droits (20) '■^.
Pour retirer d'une plaie une pointe de flèche ou de javelot (lîg. 399), on prenait une pince à mors courbes et coudés, telle sans doute que l'instrument de Pompéi ici reproduit (19) '•.
Matériel gynécologique et pour la vessie. — Dans les affections de la vessie, les anciens usaient déjà de la sonde-catheter, mais d'un type rudimentaire, uniforme, toujours en bronze, donc non flexible et, pour ce motif, à double courbure, comme le canal même où elle devait s'insinuer, rectilif:^ne seulement pour l'es femmes (21 et 22) ^ ; on y enfonçait d'abord avec un jonc un tampon de coton, attaché à un fil, de manière à faire siphon et à déterminer l'écoulement du liquide. L'assortiment de ces objets, pour hommes ou pour femmes, se réduisait à très peu de numéros, différenciés. par la longueur seule. L'ablation des calculs s'opérait avec un crochet ou, par l'abdomen, avec une pince à longs mors.
Les médecins de l'antiquité savaient-ils utiliser nos jeux de miroirs pour explorer le rectum ou l'utérus? Rien ne l'atteste. Ils avaient du moins des appareils propres à dilater l'un et l'autre et à en rendre visible l'intérieur. Leur spéculum rectal était construit comme des tenailles, mais manié en sens inverse, par écartement