D'après Milne, pi. \lv, 1 et 2 (musée de Naplcs
dles poignées ; sous cette pression, deux lamelles écartaient les lèvres. Le spéculum utérin était plus compliqué (18) ^ : on faisait tourner, par sa poignée terminale, une lige à pas de vis et Ton refoulait ainsi une barre transversale, à laquelle était fixée à angle droit une des trois lamelles d'écartement; les deux autres se plaçaient, perpendiculairement aussi, au bout de deux barres courbes qu'éloignait Tune de l'autre le mouvement de la vis.
L'accouchement « par les fers », c'est-à-dire l'extraction de l'enfant vivant, ne paraît pas avoir été pratiqué dès cette époque ; mais celle de l'embryon sans vie est décrite par les auteurs. On se servait d'un instrument très simplifié, en deux crochets, peut-être indépendants, dont on appuyait les extrémités sur l'occiput, les yeux ou la bouche du fœtus, ou sur les clavicules ou les côtes, suivant la présentation. Quand elle était transverse, le salut de la mère exigeait quelquefois l'embryotomie ; pour trancher la tête, l'instrument conservé au Cabinet des médailles (2), avec son large crochet, et l'anneau au bas du manche, a dû être le plus indiqué.
Il existait des pessaires ; nous en avons un de Pompéi (25) ^ : il est creux, piriforme, et l'une de ses extrémités est entourée d'un rebord circulaire plat, percé de trous, par où l'on devait passer des fils, de façon à rattacher l'appareil à une bande, qui le maintenait en place.
Le matériel médical se complétait par des éponges, pour laver les blessures et arrêter l'hémorragie ; des, bandes d'étoffes à pansements ; des fils de lin, peu tordus, pour opérer les sutures. La fermeture des plaies ou incisions semble avoir été obtenue à l'aide d'agrafes métalliques (27) ^, terminées par deux crochets, simples ou doubles ; au même dessein se prêtaient peut-être des fibules d'un type très spécial, retrouvées incomplètes dans la tombe du chirurgien de Paris. Ajoutons enfin les tamis, les mortiers et les meules pour affûter les lames.
Plusieurs de ces instruments étaient assez légers et assez indispensables pour que le praticien, comme de notre temps, les eût toujours sur lui : il les réunissait par un anneau, comme un trousseau de clefs "*, ou il les enfermait dans un étui cylindrique de faible
1. D'après Sajjlio, Dict. des Ant.^ Cv^. 1385 (Naples) ; cf. Miliie, pi. xlvii-