Rev. arch., 1916, I, pi. xvi, n
MATERIKL MKDICAL
lonj^ueur (16 à 18 ceiUimètres), dont on a plusieurs exemplaires provenant d'Italie (*24) '. Les autres, emportés en cas de nécessité, étaient disposés dans des coffrets à deux valves analog^ues à nos valises ; on en voit de représentés tout ouverts sur des pierres tombales. Il se faisait encore des boîtes à médicaments, divisées en plusieurs compartiments à couvercle : l'une d'elles, bien conservée, est au musée de Mayence -. Chez lui enfin, le médecin rangeait une partie de son matériel dans une vitrine, comme celle qui est figurée sur un sarcophage de Kome '.
Nous n'avons qu'une bien pauvre idée de ce que comprenaient les installations de grande chirurgie, principalement des appareils lixes : tables d'opération, sièges modifiables, bancs,
échelles, etc Du moins, en ce qui
concerne les luxations, les commentaires anciens sont-ils suffisamment précis pour (|u'on ait pu tenter de reconstituer les dispositifs essentiels ^
Nous ne savons pas mieux ce que les anciens ont réalisé en fait de travaux de prothèse ; surent-ils même exécuter des membres artificiels ? Une mosaïque de Lescar (Basses- Pyrénées) •"', où Ton voit un chasseur nègre à jambe de bois, a été invoquée en exemple ; mais il n'est point sur que ce soit un ouvrage gallo-romain ; certains la datent du xn® siècle ^. Il est probable ilailleurs qu'un appareil aussi simple était dans les moyens des médecins romains, au moins autant que de ceux du haut moyen âge.
Au rebours des modernes, ceux de l'Empire joignaient souvent à leurs cabinets de consultations une officine à remèdes, principalement les spécialistes, qui n'avaient à prévoir cju'un nombre limité de médicaments. Parmi eux, il existait une catégorie de médecins itinérants, qui peut-être pratiquaient des interventions, mais surtout prétendaient guérir par des moyens thérapeutiques. Les
Fia:. 704. — Cachet d'oculiste.