M;ui, l'onifiei, p. Il.li;,^ i
2. (fusiiiaii, l'ompéi, p. 3î»i ; Ilerrniann, Malcrei, pi. i.ii.
^. Thédenat, Pmnju'i, I, p. l'Jj, ilg. HO. Cf. Mon. l'oinp., i.xw ; Ilcrrmann^ Miilerei, pi. iv ; cf. pi. ii et«:i\.
62 m. Rlh>ERTOIRK DE LA PEINTURE ET DE LA MOSAÏQUE
Ces piiLù étaient innombrables dans la peinture antique ; •quelques-uns isolés et qui peut-être se répondaient deux à deux, dans des panneaux dont on n'a sauvé que des débris ; la plupart libres de toute attache terrienne, de tout support, et volant ou planant à travers Tétendue (Helbig, 63-2-7401'; Sogliano, "254-351) : ce sont personnages aériens. Aussi, plus encore qu'en sculpture, plaisentils dans la fresque ; ils bénéficient des finesses du pinceau, de «a légèreté de touche, et de la sorte, sans génie, avec un peu de fantaisie et de verve, les peintres ont réalisé^ dans des tableautins ou des frises minuscules du genre miniature, quelques compositions d'un grand charme. Inutile de passer en revue les rôles de Gupidon quand il paraît seul ; son costume, la chlamyde bouITante, ses attributs, dérobés à quelque autre dieu, se retrouveront dans les scènes complètes qu'il nous suffira d'analyser.
Il y en eut de dramatiques ; car Ausone, dans sa septième idylle, prit pour sujet une peinture murale de salle à manger, où l'on voyait le terrible enfant crucifié par des femmes amoureuses. Le châtiment de Psyché, dont Éros brûlait les seins avec sa torche, sous les regards de Némésis (Helbig, 854) \ est déjà d'un tragique de convention. El quant à la lutte du jeune dieu avec cet Antéros •qu'on lui opposait, et dont le nom signifie : amitié réciproque, elle semblait seulement un aimable exercice de palestre -. Moins émouvant encore le combat d'iù^os et de Pan ^, en présence de Vénus, la mère du champion enfant.
Laissons pour finstant les tableaux où des Kros sont personnages secondaires ; dans beaucoup d'autres, ils tiennent toute la place, ou au moins la première. Certains sujets nous sont déjà connus par la sculpture : rappelons-nous le croquemilaine nain et son énorme masque (t. I, p. 667), les Kros banquetant (Helbig, 757) "^, assis ou couchés, remplaçant les gladiateurs dans l'arène et les cochers sur la piste, ou réunis en orchestre et menant une sauterie. Leurs attelages sont minces, impalpables, comme fluides et transparents ; la caisse semble prise d'une aile de libellule et les roues font l'effet d'un fil d'argent tordu. Les attitudes sont très variées ; souvent ils font claquer très haut leur fouet. En voici un