‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 49 sur 425 · LES DIEIX GRÉCO-ROMAINS · texte numérisé non relu

LES DIEIX GRÉCO-ROMAINS

Autre travail délicat, et dont routillage se manie sans elTort, la parfumerie. L'ne première fresque ' à considérer ici avait été rapportée aux opérations vinicoles, mais la petitesse des récipients rendait suspecte l'hypothèse, et l'on remarque en outre un pressoir rap[)elant celui des fabricants d'huiles. L'n Eros agite avec une baj^uette le contenu d'un vase où se fait quelque combinaison ; plus i gauche, séparée par une table de Psyché la marchande assise contre sa vitrine à llacons, une acheteuse, en Psyché drapée et '^uivie d'une servante qui porte la bourse, tend son bras que frotte un commis avec un bâtonnet. Le même geste encore paraît saisi dans une autre peinture - où Ton crut d'abord reconnaître une ollicine à médicaments; il est vrai qu'aux mêmes boutiques se venaient à la fois des remèdes et des articles de toilette. Du moins estce un parfum que respire la dame sur son bras relevé, où un Eros a versé quelques gouttes. Plus loin sont les foyers où l'huile se prépare ; les manccuvres travaillent au mortier, où ils font peut-être le mélange du suc et de la graisse qui doit le fixer.

Les Kros cueillent aussi les raisins — nous les montrerons à l'œuvre en parlant de l'agriculture — ; ils mettent en action le pressoir; ils fêtent les Vinalia ^. Dans une fresque mutilée, on les retrouve tenant marché de la précieuse liqueur '* ; ils la vendent au détail ; des consommateurs à leur taille viennent simplement vider une coupe: elle s'emplit à une amphore couchée sur un dé de pierre ; cette dernière épuisée, on débouchera les autres, plantées debout en rangs serrés.

Les Kros sont encore forgerons et foulons % montreurs d'animaux savants et bateleurs. Dans les scènes de culte, ils semblent faits plutôt pour les services secondaires ; ce sont, par nature, des camilles ; ils disposent des guirlandes ou des vases rituels ; pourtant plus d'une fois ils oflicient seuls.

La mosaïque les a également représentés ; on ne s'embarrassait point de les fouler aux pieds, pas plus que les dieux. Mais il fallait pour eux des médaillons réduits à petite échelle, que l'observateur debout ne pouvait suivre aisément dans le détail, et la beauté de

1. Saglio, Dirl. des Ant., fi},'. 723Î : \fnn. Pnnip., i.xxi, 2.

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