‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 55 sur 425 · Doublet, Musée dWlger, pi. xvi · texte numérisé non relu

Doublet, Musée dWlger, pi. xvi

6. Fresque de la Maison de Livie : Hoscher, Lexihon, I, 2, p. 1587 =.Bcrtaux, JUinie, I, p. bH, H},', jl .

7. Hoscher, ihid., III, 2, p. 2710 (Itdpliquc : So},'liano, 47^).

8. Glaucus faisant sa déclaration à Scylla, peinture, dans Uoscher, /"JL»i(/., I, 2, p. 1684.

séjour un des deux rochers qui émergent au nord du détroit de Messine, en face de Charybde. Elle avait un aspect sauvage, repoussant, avec des nattes en forme de serpents. Un monochrome de Stabies, au musée de Na])les (Helbig, 1063) ^ la montre brandissant avec force un gouvernail, comme pour assommer quelque adversaire ; la partie inférieure de son corps se ramifie en plusieurs nageoires fantastiques, dont les replis enferment et mordent de jeunes naufragés qui ont des gestes de désespoir. Le môme type de Scylla se retrouve dans des mosaïques qui représentent Ulysse et les Sirènes ^.

Emblèmes de la pensée humaine. — Nous avons mentionné les Muses d'Herculanum et précisé le sens de ces divers symboles des créations de l'esprit ^ ; cest un groupe tout constitué et chaque figure s'isole sans inconvénient ; rien de plus commode pour remplir les médaillons et les cartouches des mosaïques. Citons encore l'aimable Uranie retrouvée chez les \ ettii ^ et qui paraît avoir des traits individuels, comme si l'artiste eût voulu lui donner le visage de la maîtresse du lieu. Est-ce le moment de citer la « Muse » de Gortone, pour laisser son nom usuel au célèbre buste de femme peint sur ardoise, jugé antique par ceux qui l'ont patiemment examiné •''. Ou cette joueuse de lyre fut-elle une de ces professionnelles qui charmaient la fin d'un banquet ? Son expression est bien réservée pour un pareil emploi, malgré le déshabillé de la poitrine, et rien n'indique un portrait dans cette image idéalisée ; l'appellation courante, sous toutes réserves, peut être conservée.

Aux Muses se rattache le chanteur Orphée, personnification mythique la plus importante de l'inspiration poétique dans ses rapports avec les cultes d'Apollon et de Bacchus. Une mosaïque de rhina ^ (fig. 390), très décorative, en dépit de sa composition puérile et trop simplifiée, présente en son milieu l'aède long vêtu, un peu féminin d'apparence, assis sur un rocher à l'ombre d'un arbre et s'accompagnant de la cithare. Les animaux fascinés surgissent sans ordre autour de lui ; les singes interrompent leurs facéties ; un

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