LES DIFLX GRÉCO-ROMAINS
(Helbi^S 1018-10*2*2 . Nymphes au bain, Triions *, Néréides, animaux marins ^ fourmillenl naturellement dans ce monde des eaux, et cl satiété dans les mosaïques d'Afrique ; quelques-unes rassemblent pêle-mêle toutes sortes de mythes ayant (juelque rapport avec la mer ^. Les divinités marines, au milieu des poissons, s'avancent sur des monstres, retenant des deux mains leurs voiles, que le vent gonlle et soulève en arceau au-dessus de leurs têtes''*. Et les mythes se pénètrent, se confondent: une Néréide, étendue sur un monstre sans ailes et tenant à la fois du cheval, du loup et du poisson, pince distraitement les cordes d'une lyre que lui lient un Eros, assis sur la queue tle Tétrange monture ^. Mais, le plus souvent, ces êtres restent teh que nous les avons connus par la sculpture.
Celle-ci s'est bien moins intéressée au mythe de Galatée, lille de Nérée, symbole de la mer calme et brillante ; la peinture elle-même*^ en a éliminé (Helbig', 104*2-1053) toute une partie: Acis, rival Ionj,'temps heureux de Polyphème, d'après les poètes, ne paraît pas ; le Cyclope seul convoite la nymphe. Il est présenté dans quelque vaste paysage qui distrait le regard de sa laideur, sans faire tort à sa puissante stature ; barbu le plus souvent, les oreilles en pointe, le front barré d'un troisième œil énorme, il porte la massue ; une peau de bête est jetée sur son épaule ou déposée à côté de lui. Galatée, d'habitude, fend Tonde sur le dos d'un dauphin, gracieuse et élégante, parée de nombreux bijoux et agitant son éventail. Parfois un petit Kros l'ombrage d'un parasol ; c'est lui qui, dans une fresque d'Merculanum { Helbig, 1048 ) ^, est à califourchon sur le dauphin ; ayant traversé la mer jusqu'à Polyphème, il lui tend un diptyque ouvert contenant quelque message de Galatée.
Scylla aussi avait été une belle jeune fille avant que Circé, jalouse de l'amour' qu'elle inspirait à Glaucus ^, l'eût transformée en monstre marin ; dès lors elle personnilia les tourbillons écumants des flots, les récifs et les écueils; la tradition lui assignait comme