‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 57 sur 425 · LES DIEUX GRECO-ROMAINS · texte numérisé non relu

LES DIEUX GRECO-ROMAINS

cheval homut el gambade dallégresse ; laulruclie, él.aubie et. reste bec ouvert ; les oiseaux, lius connaisseurs, se rapprochent

pj.r. :59o. — Orphée charmaiil les animaux.

(lu nuisic.cn ; le lievr. dresse rore.lle. lA sons le rliarme de ces divins accents, loutes espèces voisinent : le. lions an repos né'di-ent le bélier, qui broute paisiblement. Aucune préoccupatiou

74 III. KÉl'KRTOIKt; DE LA FEINTUltE ET DE LA MOSAÏQUE

'de l'échelle ni de la perspective ; des lignes de terrain sont naï\ ement indiquées. Mais l'ensemble a une indéniable séduction et J'ouvrage est très supérieur à une autre mosaïque \ où tout autour du chanteur, seul dans un carré central, les oiseaux se répartissent, un à un, dans des cartouches octog-onaux. Orphée, somme toute, est •surtout prétexte à figuration d'animaux.

11 y avait aussi des chanteuses mythiques, les Sirènes, oiseaux à tête humaine ; quelque-unes représentées isolément, jouant de la lyre ou plus souvent de la flûte, se rencontrent dans les peintures murales (Helbig-, 894-901*^) et, par exemple, dans une des mosaïques précitées où s'élance le char de Neptune (fig. 389). Nous les retrouverons mêlées aux aventures d'Ulysse.

Parmi les autres figures ailées beaucoup restent imprécises ; la plus importante est la Victoire, telle que nous l'avions vue en sculpture, habituellement seule, parfois aux côtés d'un jeune guerrier qui élève un trophée (Helbig, 902-941).

Personnifications diverses. — La liste en est très courte. Peutêtre a-t-on peint des figures abstraites, mais nous ne sommes plus à même de les identifier. Il ne s'agit ici que d'entités géographiques. Il y a dans la maison de Méléagre, à Pompéi (Helbig, 1113), un groupe des trois parties du monde : l'Europe, dans les notes douces, de tons discrets, intercalée entre l'Asie et l'Afrique, chez lesquelles se heurtent les couleurs franches et voyantes et qui se parent de dépouilles d'éléphants. Ce dernier attribut, devenu banal, était prêté à d'autres personnifications, non plus en groupe, qu'il serait bien tentant de considérer comme des images de l'Egypte, ou de sa capitale Alexandrie. La mosaïque nous procure des exemples plus nombreux, plus variés ; sur un pavement découvert à Ostie ^, les régions en rapports commerciaux fréquents avec cette ville sont distinguées par des détails assez explicites : la Sicile parla triquètre, assemblage de trois jambes usuel sur les monnaies, l'Afrique par la tête d'éléphant, l'Espagne par une couronne d'olives, l'Egypte par le crocodile. La série plus complète des provinces, avec des inscriptions grecques explicatives, exécutée en mosaïque vers la fin du ii« siècle, a été trouvée aux bords de l'Euphrate et transportée à Berlin; une de ces figures est la seule image que nous ayons de la Gaule personnifiée ^.

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