Fâris el Hélène : Hermiann, Malerei, pi. lxxi et i.xxvii
3. Gusnian, Pompéi, p. 381-380 ; Baumeister, Denkmàler, I, p. 167, fig. 1358 ; Rodenwaldt, Komposition, p. 104, fig. 17 ; Wormann, Malerei^ p. lliS, fig. 36 ; Herrmann, Malerei, pi. vn etcxin.
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appuie à l'épaule du jouvenceau attentif (Ilelbij;, l'iUl) ^ D'autres fres(|ues représentaient Acliille s'exerçant seul, en présence d'un compagnon qn il tenait sous le charme.
Suivant une tradition, peu ancienne, sachant la destinée qui l'attendait en Troade et voulant le dérober aux Grecs, Thétis sa mère l'avait envoyé à la cour de Lycomède, à Scyros ; il y vivait parmi les fdles du roi, caché sous des vêtements féminins. Mais Ulysse ^ le découvrit dans sa retraite et le força à trahir son sexe, rien qu'en wL plaçantdes armes sous ses yeux. Thème rebattu et peu varié ( llelbig^, I 1296-1303 ; Soj^^liano, 57*2-573 . Une fresque du musée de Xaples ■ en donne la meilleure idée ^ : un portique emplit le fond du tableau ; I au milieu s'ouvre une porte, entrée probable du palais. Achille s'avance vjvement et des deux mains saisit une épée et un bouclier,
torné d'un groupe où il s'est reconnu (car le ciseleur l'y a représenté, recevant les leçons du centaure . Son torse énergique émerge de sa parure malséante ; à ses pieds un miroir est tombé. Ulysse lui fait face ; Diomède, venu à la rescousse par derrière, donne la main à Ulysse, encerclant ainsi le héros. Les femmes s'enfuient de part m et d'autre ; l'une d'elles perd sa tunique dans la bagarre. Plus loin apparaissent la noble tête de Lycomède, stupéfait, et celles de quatre gardes du corps, aux attitudes mouvementées.
On ne saurait ignorer — mais nous pouvons décrire brièvement — une fresque célèbre de la maison du Faune ^Helbig, 1304)-^ : le sacrifice d Iphigénie. La jeune fille, au centre, est prise à bras le corps par Ulysse et Diomède ; à côté d'elle, la séparant de l'autel, le prêtre Calchas, dont le glaive est tout prêt, porte un doigt à ses lèvres, semblant se demander s'il aura la force de soutenir l'atrocité de son office ; à gauche, en avant d'une colonnettc que surmonte une statuette de Diane, le père, accablé, se détourne, cache son visage d'une main et du pan de son manteau. Dans les airs plane la même déesse, à la rencontre d'une nymphe qui pousse par les cornes une biche, victime substituée au dernier instant. Sur un fond clair le décorateur a accumulé les nuances sombres, qui donnent
1. Hosclicr, Lesihon, I, 1, p. KOI ; W'aklstcin, IlerculHiieiim, pi. xvi ; Hcrrmann, Mnlerei, pi. txxxii.
2. Thédcnat, Potnpéi, I, p. 123, lig. 78; voir aussi Arch. Zeitutuf, 18K3, pi. ix, 1 ; Haumgartpn, Ilelh-n. rôni. Kulfnr, p. 577, fig. il'i ; Sopliaiu», Vcttii, fig. 36 ; Hcrrmann, Malerei, pi. v; et les mosaïques de Sainte-Colombe (A/osa/'r/wes de Gaule, 198), de Sparte, simplifiée {Arch. Zeitiinçf, IKSl. pi. vi, 1), de Poinpri (Guî^man, op. cit., p. 396).
3. Thédenat, op. cit., I, p. I2î», fig. 85; Hcrrmann, Mnlerei. pi. w.
aux silhouelles masculines un aspect infernal. L'Ag^amemnon voilé était une trouvaille du peintre Tinianthès, qui traAaillait vers 400 av. J.-C. Lui a-t-on emprunté toute la composition? Une réplique plus fidèle du prototype grec se retrouverait, d'après les textes qui le décrivent, dans un autre ouvrag-e, la mosaïque d'Ampurias ( Espagne ) \ mais celle-ci est médiocre et de même, du reste, c'est au mélodrame que le peintre de Pompéi est descendu.
Très étudiée à Tépoque romaine, Y Iliade semblait cependant mieux à sa place à l'école qu'au log-is ; nombre d'épisodes en ont été reproduits, mais à peu d'exemplaires. L'un d'eux nous vaut une œuvre de mérite, derrière laquelle on sent, d'emblée, le modèle classique ; c'est Briséis emmenée hors de la tente d'Achille par ordre d'Agamemnon (Helbig, 1309) ^ ; le modelé savant des torses nus, la majesté imposante du héros, la douleur touchante de la favorite, l'air méditatif de Phœnix, la fîère allure des hérauts d'armes, tout cela constitue un ensemble d'une haute tenue. Citons encore Thétis aux forges de Vulcain ou apportant les armes d'Achille, qui les revêt ; Hector prenant congé d'Andromaque ^, puis traîné au char d'Achille autour des murs d'Ilion ^, et l'entrée du cheval de bois.
\j Odyssée est plus pittoresque que V Iliade ; Pline assure que les pérégrinations d'Ulysse formaient un répertoire courant à l'usage des peintres de son temps ; le paysage y a un rôle que le mythe n'amoindrit pas. Pourtant c'est ici même que se rangent le mieux les fresques de l'Esquilin conservées à la bibliothèque du \'atican, si rigoureuse est la fidélité avec laquelle le décorateur a suivi le texte de l'épopée. Dans une maison particulière, sur la même paroi, il avait mis en images quelques épisodes des chants X et XI ; à intervalles réguliers, tranchant sur les tons discrets de la fresque, où dominent les bleus etles jaunes, des piliers en rouge vif servaient, non à la découper en panneaux, mais à donner une sorte de recul au panorama '"'. Celui-ci est incomplet aujourd'hui, mais il doit manquer peu de chose.