‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 67 sur 425 · Réplique: Herrmann, il/<jfe/-et, pi. i.xxvi · texte numérisé non relu

Réplique: Herrmann, il/<jfe/-et, pi. i.xxvi

2. lloschcr, Lexihon, t, 2, p. 2795 peinUu'e crilorculanuni) ; Mosnï(nies de Gaule, 22 i.

LES IILROS

Colchide, ni le ivloiir des Ar-onaulcs. Médée ne s'in>inue diins leurs ouvra-es qu'après son retour en Kurope, lorsque, devenno

rig. d'J'^. — JaM>ii l'I l't'lius CUcIk' Hrngij.

femme de Jason, elle veut, avec le concours des Péliades, punir le roi qui manque à sa promesse et conserve son trône, et lor>que,

répudiée, elle en devient folle au point d'égorger ses rejetons. Nous possédons plusieurs fresques où Ton voit des répliques d'une œuvre du peintre Timomachos (i^"" siècle av. J.-C.) ; la plus connue provient de la maison des Dioscures (Helbig, 1264) ^ : les deux enfants jouent paisiblement aux astragales ; debout à côté, la magicienne, dans une magnifique attitude, croise les mains sur la poignée de son glaive ; elle détourne la tête ; on lit dans ses regards une fanatique résolution. Le tableau reproduit sans doute une scène de tragédie.

La matière du cycle troyen fut utilisée de façon toute semblable, avec une prédilection pour les scènes d'amour et de galanterie ; plus d'une donnait le premier rôle au héros même dont une inclination occasionna la guerre de Troie, Paris, le fils abandonné de Priam (Helbig, 1266-1290 ; Sogliano, 556-570) 2. On prend pour motif isolé son buste, gracieux, à demi virginal ; il est coiffé du bonnet phrygien et porte le carquois comme Eros, qui lui parle à l'oreille ou lui caresse le menton. Sur l'Ida, où il gardait les troupeaux, le voilà juge entre les trois déesses ^. Pas plus que dans les reliefs sculptés, il ne tient en main la pomme « de Discorde ». Il est assis sur un rocher, dans son costume asiatique, et paraît hésitant. Mercure lui présente Junon, Minerve, Vénus, entre lesquelles, d'ordre de Jupiter, il doit désigner la plus belle. Pour ne déprécier aucune partie de son ouvrage, le peintre a laissé l'arrêt en suspens. Arrêt dicté par l'intérêt et par les suggestions d'Eros : Vénus l'emporte, ayant promis à Paris « la plus belle des femmes ». Celle-ci n'est pas Oenone son épouse, qu'il délaisse ; c'est Hélène, qu'il rencontre à Sparte et qu'il ravit, avec la complicité de Vénus et de Cupidon. Le buste de la belle Hélène se rencontre isolé, en pendant à celui de Paris.

Du plus brillant héros de la guerre de Troie, Achille, ce ne sont pasnonplus lesactions belliqueuses que les peintres ont interprétées ; ils l'ont fait voir en sa jeunesse, élevé lui aussi par Ghiron, qui, avant tout, lui appritla musique. Ils imitèrent, en accusantle plagiat, un marbre entré dans les collections de Home : assis sur son arrièretrain, Ghiron tient d'une main le plectre et de l'autre la lyre, qu'il

1. Saglio, Dict. des Ant., fig. 4879; Thédenat, Pompéi, 1. p. 130, tv^. 86; llerrmann, Malerei, pi. vu ; cf. pi. lxxiii.

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