‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 80 sur 425 · TABLEAUX DE GENRE HELLENISTIQUES · texte numérisé non relu

TABLEAUX DE GENRE HELLENISTIQUES

pourrait ranger ici nombre de peintures où lij^'urent les l^ros, iludiées ailleurs pour ne point éparpiller toutes celles où ils se rencontrent. Et de même on se demandera souvent si telle silhouette relève de cette rubrique ou doit j^rossir la nomenclature des portraits. Néanmoins l'énornie prépondérance des bustes juvéniles et virginaux permet souvent de conclure au choix arbitraire d'un motif séduisant, dans une intention purement décorative. L'exemple le plus caractéristique à invoquer est la belle enfant, à la longue

hevelure dénouée, qui tient un diptvque et appuie le style contre ses lèvres, avec une expression concentrée et réfléchie. Le modèle est à plusieurs exemplaires ', où les détails sont modiiiés (llelbig, 1 4'J*2 et suiv.) : la a poétesse » a une autre femme derrière elle,

Il un petit Kros. Ce sont aussi des têtes d'enfants, ingénues ou pensives; un jeune homme qui paraît méditer le contenu du manuscrit roulé qu'il lient à la main (fig. 401) -.

Même les scènes de culte sont traitées parfois de manière à en faire ressortir le coté sentimental plutôt que religieux, ou tout l)onnement l'élégance esthétique, y compris celle des simples acces- M)ires : plateaux chargés de fruits, guirlandes de feuillages, cassolleltes à encens.

C'est dans cette note romanesque qu'ont été conçues les « Noces Aldobrandines -^ », tant de fois étudiées, si pleinement grecques de sentiment, bien qu'elles ne semblent point, vu le format de cette longue frise, copiées d'un tableau hellénistique, et soient peut-être dues à un néo-classique du premier siècle de TEmpire ; le fond d'architecture qui leur est donné ne paraît pas antérieur '*. Toute une variété de tableaux est consacrée aux futilités du gynécée : femmes indolentes, assises ou allongées, en conversation avec d'autres, suivantes ou visiteuses; coquette à sa toilette^, tenant le miroir ou l'éventail, et dont une esclave ordonne la coiflure ou met en place les bijoux. Nous avons signalé la femme peintre. Des femmes encore prennent un instrument, la lyre en

-énéral, et en tirent des accords, comme l'admirable cithariste de

1. S;i^:Iio. Dict. dea A ni.. W^:. WZb : Raumeister, Denkmiiler, I, p. :^'^b, fij?. 377 ; l''amnjrarten. Uellen. rôm. Kullur, p. d'iG, fijr. 398; (îusinan. Vompéi, pi. vi ; V\'aldslein, llerculnneum, pi. w.vv.

2. D'après Ci usmîin, op. ci7., pi. vu. 2: Jlirl. liiichroUc. p. llf>, lifr. 61; cf. J). 189. fif;. 121.

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