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vention, auxquelles se plurent quelques Césars, dans leur folie de «'randeurs. l.es peintres y trouvaient une formule très pittoresque ; ils n^en ont fait qu'un tableautin dans la maison des \'ettii [iig. 409) ' ; le sujet est plus développé au temple d'Isis 2, mais traité identiquement. Dans un bassin environné de constructions et de passages couverts portés sur pilotis, des vaisseaux de forme élancée combattent deux à deux. L'un demande à sa voile gonflée un surcroît de vitesse ; les autres font force de rames simplement. Une des galères s'élance, l'éperon en avant, sur son ennemie, qui cherche à esquiver la manœuvre ; une troisième s'enfonce déjà, les avirons brisés par un chcc formidable. Sur les ponts
Fig. 409. — Combat naval.
brillent au soleil les casques, les lances, les boucliers des hommes — gens de peu ou même condamnés — qui se tiennent prêts pour l'abordage ; mais nulle part celui-ci ne nous est présenté.
Enfin, parmi les réjouissances du même ordre, il faut également compter les venaliones, qui satisfaisaient les instincts de brutalité de la foule romaine. Bien qu'elles ne doivent rien à la culture grecque, elles ressemblaient assez aux chasses de gros gibier à travers la campagne pour que les artistes qui ont traité ce sujet se soient servis de modèles helléniques figurant des chasses proprement dites.
Sur le podium de l'amphithéâtre de Pompéi étaient peints des combats singuliers : lionne et taureau, tigrcsse et verrat, cerf et lionne, tigre et singe (Helbig, 1519) ^ Les engagements entre hommes et animaux dans l'arène sont traduits d'une touche énergique
1. D'après Gusman, Pompéi, pi. v, 1. Cf. Sogliano, Vettii, fig. 33.