Baumeister, Denkmiiler, III, fig. 1697 (pi. mx
.'{. Voir aussi Nogara, Mosaici, pi. i.\, 1-4, et Germain de Montauzan. Annale.'i (le riniversité de Liion. II, 28 (1913), p. 5-1 3.
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l-'ig. 410. — Scènes de chasses.
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par la mosaïque Borghèse ^ ; les panthères y prédominent ; plus d'une est couchée à terre, traversée de part en part ; plus loin les victimes humaines sont pareillement étendues ; le sang- coule à flots, naïvement exagéré. Dans ces représentations, souvent le g-ros animal est lié par une corde à un pilier et excité contre un autre à coups de fouet et de bâton. Les bêtes poursui\7ies par des chiens sont un thème décoratif qui revient constamment, à très petite échelle, dans les peintures campaniennes. En outre, des tableaux plus grands rassemblent parfois dans un paysag-e rocheux, et plus ou moins pêle-mêle, des animaux sauvages en querelle ou serrés de près par les hommes ^. La même mosaïque juxtapose à des scènes paisibles de la vie rurale, labour et pâturage, des épisodes de chasse au lion, au sanglier, aussi bien qu'au perdreau ou aux petits oiseaux ^. Les animaux les plus divers, sangliers, ours, lions sont rapprochés, comme s'ils gîtaient tout près les uns des autres (Helbig, 1520) ^.
Une grande distraction des seigneurs orientaux, la chasse à courre, se généralise sous l'Empire ; nous n'en avons vu en sculpture qu'une interprétation uniforme, conventionnelle ; elle est traitée par les peintres de façon plus vivante et plus originale. Au tombeau des Nasonii ^, c'est un spectacle qui donne toutes les émotions de la guerre. On a besoin de tigres pour les combats de l'amphithéâtre ; il faut les capturer vivants. S'il se peut, on enlève les petits en l'absence de la mère, et le ravisseur détale au galop ; à la tigresse qui se rapproche on renvoie un de ses rejetons et l'on part avec les autres. Dans leur fuite, les veneurs ont atteint un rivage ; ils montent dans une barque qui les attendait et échappent à la dent des fauves.
Cette armée des chasseurs a son infanterie, protégée par de longs boucliers ovales ; on en forme un rempart serré, comme la « tortue » des légionnaires à l'assaut, à l'abri duquel on pousse la bête dans une cage à trappe mobile, où un chevreau est enfermé pour servir d'appât. Le même épisode est retracé dans une mosaïque africaine ®, qui déroule un vrai cycle cynégétique, depuis le départ des cavaliers, suivis du mulet chargé des provisions, jusqu'au sacrifice d'actions de grâces offert, devant un temple de Diane et d'Apollon, par les