‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 99 sur 425 · Ilist. nat., XXXV, J · texte numérisé non relu

Ilist. nat., XXXV, J

•i. Kdgar, op. cit., n^' 33.237 el 33.2iO (p|. wwn' : ^^.^2ri' pi v, m .

carnations féminines se rendent, dans les parties éclairées, par des tons roses ; les masculines, par des valeurs correspondantes dans les tonalités jaunâtres.

Il est bien avéré aujourd'hui que ces ouvrages sont d'époque romaine; ils se répartissent sur trois siècles; peut-être en est-il quelques-uns du iv^ de notre ère, malgré le déclin de cette coutume des momies à portraits. Le classement chronologique en est très difiicile ; le type du sarcophage fournit un indice insuffisant; on s'est fondé sur Texamen des bijoux, mais notre connaissance de la joaillerie antique laisse à désirer ; les habits manquent quand le portrait s'arrête au bas du cou, et de plus ils ne varient guère : c'est, pour les hommes, le chiton hellénique, influencé par l'ample tunique à manches des Egyptiens, rayée de larges bandes aux couleurs vives. Les coiffures renseignefit mieux, principalement celles des femmes ; elles procurent du moins une limite supérieure, car la mode a pu cheminer lentement de la métropole aux provinces lointaines. Il semble en tout cas, au rebours de la ronde bosse, que les portraits avec buste développé sont les plus anciens, et l'on distingue deux manières : la première plus consciencieuse, soignant les détails et appliquée à la finesse du trait ; la seconde, rare au début, supprime tout ce qui est secondaire, cherche l'etTet par l'empâtement et les oppositions. L'incertitude des dates se manifeste à propos dun portrait de femme, à Berlin, peint sur toile, communément placé au 11^ siècle ' . M. von Bissing, par suite d'une mauvaise lecture de l'inscription attenante ^,a attribué le nom d'» Aline », non à cet te femme, mais à sa fille, et placé l'ouvrage sous Auguste ; or seules des raisons de paléographie — aucune tenant au style — écartent cette solution.

Comme échantillons caractéristiques, on peut citer un type de femme surchargé de bijoux, trouvé à Haouarah et aujourd'hui à bklimbourg •*, et deux bustes de la collection Graf ^, qui montrent pour les deux sexes l'usage égyptien d'agrandir les yeux par un cerne que produisait le maquillage au henné (fîg. 411). On ne détestait pas, chez les Alexandrins, l'expression factice créée par l'écarquillement des yeux, qui leur donnait quelque chose de hagard ^.

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