Pline, ibid., Ii
m; i'Ohtrait 13.'i
Wien (juils soieiil iii\;irial)lenîent de i^ramleiir iialiiit'llc, ou peu sen laiil. les portraits peints >iir toile (^u >iir bois recueillis en l']g-ypte ' ont été laits d'abord pour orner les nnirs des inai>ons, el non la momie elle-même, lîien des raison> le donnent à penser: en premier lieu, la favon dont la planchette a été entaillée aux dimensions voulues ; non seulement la tète lient trop de place dans le cadre pour être en valeur, mais parfois elle n'y entre pas tout entière ; ropéraleur a enlevé c|uelques Ijoucles débordantes de la chevelure. On a retrouvé dans les bandelettes des débris de panneau et, au dos, des gralFitles ou des traces de clous. Ce ne sont donc pas, proprement, des portraits funéraires que nous avons là.
("e ne sont pas non plus des ceuvres de maîtres. Nous savons elfeclivement par Pline - quau commencement de l'Empire le portrait en ar<,'^ent ciselé supplantait le portrait peiiit. De plus, ce dernier manque souvent aux momies les plus somptueuses ; les familles riches l'auront enlevé après l'ensevelissement, quand c'était un ouvrage de prix. Plus modeste, on Ip laissait en place, puis, le rite respecté, on relé^-^uait plus ou moins tôt la momie elle-même dans quelque fosse, avec l'image du défunt déjà oublié. Celle-ci a un caractère bien plus individuel que les masques peints de même provenance ; l'art t,'"réco- romain y a été moins directement inlUiencé parlart «'•^'•yptien. ( )n j)eul relever un air de famille commun à deux visai^es : une mère et son enfant se reconnaissent à l'analogie des traits ; deux jeunes gens présentés sur la même planchette se ressemblent comme des frères ^. Le nom du mort aiderait dans ces comparaisons; mais il est très rarement peint sur le tableau, ce qui serait nécessaire pour avoir une base sérieuse.
Les habitudes des portraitistes d'I^gyple se révèlent d'ailleurs assez uniformes. L'éclairage est latéral el dirigé généralement de droite à gauche. Le buste, quand il se voit, est indiqué en demi-profil ; le cou s'iidléchil el la tête se présente de trois quarls encore, mais presque de face; de là un regard légèrement oblique, qui se lixe sur l'observateur. Pour la plupart, chose curieuse, les hommes se tournent vers la droite, les femmes vers la gauche. Le fond du tableau est très souvent bleuâtre ; par une autre convention, les
1. Ed.t^ar, Grapcn-effyplian co/fi'ia, niasli:i miil porti'iiils, p. !•> et suiv. , pi. x.wi-xt.iii : (irtineiscn. Le portrait, p. 37 et suiv. ; .\. Reinach, Rev. arch., 1915, II, p. l-.V) : Km. Ciuinict, Les portraits dWntinné an nitisce Guirnel {Annales du musée (iuiniel, série '»', \', s. tl. .