‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 101 sur 426 · LETTRES · texte numérisé non relu

LETTRES

gauche deux fflamines ; la tête est couverte

‘immolé et non mort naturellement, retenu

monté d'un apex, c'est-à-dire d'une ba-

flamines mineurs étaient pris parmi les plébéiens.

Comme tous les autres prêtres, les flamines portaient la toge prétexte, mais une prétexte d’un genre particulier, sur la forme de laquelle on est assez mal renseigné et qui s'appelait laena : elle était faite de la laine tissée par la femme même du flamine. Quelques-uns y voient une sorte de manteau, mis en double pardessus la toge et attaché aux épaules par des fibules ; mais les monuments ne nous montrent rien de tel: le flamine y paraît toujours avec la toge seule. Le bas-relief auquel nous avons déjà fait allusion à propos des pontifes (fig. 329) montre à

de la coiffure caractéristiqu ée albode la coiffure caractéristique nommée albo galerus, sorte de bonnet élevé en forme de tre, taillé dans urrure d’un anima mitre, taillé dans la fo e d'un animal

sous le menton par des jugulaires et sur-

Fig. 424. — Flaminique.

guette de bois d'olivier, entourée à sa base, à l'endroit où elle sortait du bonnet, d’un disque assez grand f, La baguette d’olivier était, elle-même, enveloppée entièrement

d'un fil de laine qui formait à l'extrémité une espèce de houppe {apiculum).

Le flamine avait encore, comme attributs, le couteau à sacrifices (secespila) et une baguette nommée commetaculum, dont il se

- servait pour écarter la foule sur son passage lorsqu'il allait sacrifier ;

on la voit sur le fragment de l’Ara Pacis Auqustae déjà cité.

La femme du flamine, la flaminique, portait aussi un costume distinctif. On sait par les auteurs que sa coiffure formait un fululus, c'est-à-dire que les cheveux étaient tressés et ramassés sur la tête en forme de cône, les tresses enveloppées de bandelettes qui servaient à les maintenir. Nous n’en possédons pas de représenta-. tions probantes pour les flaminiques de Rome; mais on peut y suppléer grâce à un bas-relief de Nîmes, qui nous a gardé le portrait d'une flaminique de cette ville (fig. 424) ?: au-dessus de trois

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