‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 12 sur 426 · Bulard, Délos, p. 17 et 180 et suiv · texte numérisé non relu

Bulard, Délos, p. 17 et 180 et suiv

4. Waille, Comptes rendus de l’Acad. des Inscr., 1894, p. 289 et suiv.

5. Leclercq, op. cit., IT, p. 140 et suiv. ; J. Wilpert, Sulla tecnica delle pitture cimiteriali (Dissertazioni della pontif. Accademia rom. di arch., série 1, V

[1894], p. 199-219), et Le pitlure delle catacombe romane, Rome, 1903, t*,

fl 2 I. LA PEINTURE

-seront détachés, surtout des soffites à surface plane, qu'on remplaça

peu à peu par des voûtes ; mais dès le principe on imagina de fixer ‘le stuc avec des clous de fer ; même sur des parois verticales, on fit usage de chevilles en ciment. En tout cas, l’enduit ne dépassait Jamais un centimètre ; Jusqu'au n° siècle avancé, il se compose -exclusivement de deux couches ; par la suite on se contente souvent d’une seule, et il y a là un précieux repère chronologique. Vers la même date aussi, on se borne, dans un grand nombre de cubicules, à revêtir d’enduit les seules parois à fresques ; auparavant on les en couvrait toutes, mais les stucs à peindre étaient d’une pâte plus fine ; d'ailleurs, en général, les plus anciens sont les mieux exécutés.

Pour obtenir la finesse du grain, on donnait tous ses soins au broyage du calcaire ; Vitruve prescrivait de tamiser la poussière du marbre dans des cribles de plus en plus serrés.

La force des revêtements offrait un avantage qui a été finement “souligné. Dans les fresques renommées de la Renaissance, tout le champ n'est pas exactement dans le même plan ; il y a des lignes de suture. Chaque matin, le stucateur posait la portion d'enduit “que le peintre devait couvrir avant le soir ; de là des raccords difficiles à masquer. À Pompéi, on appliquait le stuc sur tout le mur à la fois ; l’enduit, bien plus épais, gardait plus longtemps son humidité, peut-être cinq ou six jours. « Le peintre pouvait ainsi peindre d'une affilée tout son tableau, sans avoir à compter avec ces reprises “æt ces remaniements du fond !. »

S III. — Matières et instruments.

Les instruments du peintre ne nous sont pas tous parfaitement conaus. Le plus essentiel était naturellement le pinceau, assez analogue au nôtre et manié de même, entre le pouce et l'index ?, au rebours des peintres de vases grecs qui le saisissaient à pleine main, à la #açon des Japonais. En revanche, la palette n’était point percée d’un trou comme celui où les modernes engagent le pouce gauche; c'était — une peinture d'Herculanum (fig. 373) * en témoigne — un plat ovale tenu par le bord ou posé sur la paume de la main, et où l'on

. G. Perrot, Histoire de l’art, IX (1911), p. 196. . Cf. Saglio, Dict. des Ant., fig. 5653 et 5654. D'après le Mus. Borb., VIT, 5.

CONCRE

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