‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 136 sur 426 · ESS · texte numérisé non relu

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| a Her À Le SSS " LOTS \ Fig. 498. — Épisode de tragédie. h à - Des bas-reliefs, non plus de terre cuite, mais de pierre, nous ont m…sairdé pareillement le souvenir de scènes théâtrales. Le plus sou-

-vent cité, parce qu'il est très caractéristique, nous a été conservé par des dessins !. Là encore on voit un maître irrité qui veut battre son esclave et que son ami retient ; l’esclave effrayé cherche à se cacher derrière un personnage qu'il est difficile de définir ; entre

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les deux groupes, une joueuse de flûte donne le ton (fig. 459).

1. Wieseler, XI, 1, d'après le Museo Borbonico, IV, pl. xxiv = Saglio, Dict, des Ant., fig. 1882.

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De toutes ces représentations, comme de statuettes ou d’autres menus documents, tels que lampes ou tessères, on peut déduire ce qui suit. |

Tragédiens ou comédiens, tous portaient un masque !. On admet que l'usage de cet accessoire, qui était depuis longtemps connu chez les Athéniens, ne fut pas importé à Rome en même temps que les pièces grecques. Jusqu'à l'époque de Roscius, c’est-à-dire jusque vers l’année 100 av. J.-C., ceux qui interprétaient les pièces sur la scène se contentaient de perruques différentes de forme et de cou-

| leur suivant la nature du personnage ; à partir de cette date, le masque devient d'un usage constant. Il était fait de carton-pâle recouvert d’une couche de plâtre et rehaussé de touches de couleur, qui indiquaient les différentes parties du visage ; il couvrait, non seulement la figure, mais aussi la | tête qu'eemboîtait une perruque ; une barbe yÿ était adaptée par-devant, pour les rôles qui la comportaient. La bouche, largement ouverte, faisait porte-voix : les yeux, indiqués par le dessin, étaient percés de petits trous qui permettaient de voir clair.

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Fig. 459. — Scène de comédie.

Le masque tragique se caractérisait, outre l’expression, par sa forme très allongée à la partie supérieure (fig. 460) ; le personnage était grandi d'autant, ce qui en rendait l’aspect plus noble et plus imposant. L'exagération des sentiments violents qu'il traduisait, la saillie des traits, la grandeur des yeux hagards, tout concourait à donner au masque tragique une apparence pathétique, appropriée aux drames les plus émouvants et capable de frapper les spectateurs même très éloignés de la scène.

Les masques comiques, au contraire, destinés à exprimer des sentiments plus modérés, à figurer dans des aventures gaies, se rapprochaient de la forme du visage humain ; le grossissement des

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