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à la main, penchés sur leur attelage, lui lâchant les rênes ou le retenant, 1l y en a de culbutés ; les chevaux s’abattent, les conducteurs sont renversés, les voitures se retournent tandis que le vainqueur se dirige à une allure calme vers le président des jeux pour recevoir sa couronne, ou, agitant la palme, regagne au petit trot les carceres. |
Les noms des cochers et ceux des chevaux ou du moins de l’un d’entre eux, le plus important, le dernier de tous à gauche (funa-
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Fig. 471. — Cocher du cirque.
4is, cheval de volée attaché par une corde en dehors du timon), sont bien souvent écrits à côté des sujets, les noms de chevaux | parfois à l’ablatif.
Enfin, autour des coureurs s’agite tout le personnel ordn es des eee vêtus comme les cochers, galopent auprès des chars, encourageant les auriges par des gestes et des cris, entraînant les” chevaux ; des valets, le fouet en main, excitent les attelages; des : palefreniers s'avancent au-devant d'eux, porteurs d'une amphore ou d’un récipient plein d’eau, et s'apprêtent à humecter les narines des coursiers et à refroidir les roues brûlantes des chars. Tout ce monde est animé, lève les bras, acclame le vainqueur.
Les différents documents dont il vient d’être question nous four- | nissent des renseignements précis sur le costume des auriges et le harnachement des chevaux ; ce ne sont point les seuls que l'on.
puisse consulter à cet égard. La vogue des jeux du cirque était telle que l'image des cochers célèbres figurait partout : leurs statues se dressaient aux abords des cirques, sur les
places publiques, dans les thermes, et sur le piédestal on faisait
graver la liste de leurs victoires ; leurs: portraits ornaïent les pavements des maisons et des édifices publics, décoraient les lampes, les verres, les objets usuels de toute nature, offerts au public par les marchands avisés.
Nous donnons comme spécimen (fig. 471) un groupe emprunté à une mosaïque provenant d’une villa romaine de la via Cassia, qui appartenait sans doute à un Septimius Geta ! ; elle est divisée en quatre cadres, chacun d’eux occupé par la représentation d’une des quatre factions du cirque, figurée sous les traits d’un aurige, que caractérise la couleur de son costume. Tous ces auriges sont vêtus d’une tunique courte, sans manches, qui ne descend pas au dessous du bas-ventre : les manches collantes qui cachent les bras appartiennent à un vêtement de dessous, une sorte de justau-
corps ; les Jambes sont couvertes de braies ; l’une d'elles est pro-
tégée en outre par. une jambière. Pour le cocher de la faction blanche, la casaque est blanche à bordures rouges et bleues; blanches aussi les braies et les bottines ; les manches sont galonnées de rouge; le cocher de la faction verte a une casaque verte à galons rouges, des manches jaune pâle rehaussées de rouge et de vert ; celui de la faction bleue, une casaque bleue coupée de galons rouges, des manches jaune clair avec ornements rouges et bleus; enfin .celui de la faction rouge, une casaque rouge bordée de blanc avec manches jaunes à dessins rouges. La taille est serrée dans un large réseau de bandes de cuir qui diminuaient le volume du corps et soutenaient les reins ; c’est dans ce corselet que les cochers pla- Çaient un couteau, dont ils pouvaient se servir, en cas d’accrdent, pour couper les rênes où ils auraient été emprisonnés.
La tête est enveloppée d’un casque d'étoife, cerclé de fer, de
même couleur que la tunique et orné d’un petit panache sur le
côté ; il était retenu en place par une jugulaire. Aïlleurs le panache unique est remplacé par deux ailettes ; sur les fig. 469 et 470 les cochers ont une calotte sans aucun ornement.
Quant aux chevaux, leur cou est entouré de brides et de têtières chargées d'amulettes, suivant un usage dont nous possédons de
1. Caetani-Lovatelli, Antichi monumenti illustrali, Rome, 1889, 8°, p. 145
Let suiv. (extrait des Atti della Accademia dei Lincei, 3° série, VII (1881).
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nombreux exemples. Les cochers eux-mêmes portaient, attachés à leurs vêtements ou pendant sur la poitrine, des préservatifs de cette nature. |
On sait que les chevaux de course étaient fournis, en dehors de Yltalie, par certaines provinces, Grèce, Espagne, Afrique; il y avait là de grands haras, sources de revenus importants pour leurs propriétaires. Üne mosaïque de Tunisie nous en offre un tableau plein de vie, où poulains et Juments s'ébattent dans un pâturage ! ; le domaine appartenait à un certain Sorothus.
Les éleveurs étaient très fiers de leurs écuries et aimaient à en
Fig. 472. — Chevaux de course.
faire représenter les sujets les plus célèbres sur les pavements de leurs habitations ; les animaux y sont figurés attachés à leur râteher ou en liberté, richement harnachés, avec un camail qui leur enveloppe l’encolure, avec un panache ou une palme sur la tête, parfois les jambes entourées de bandelettes, la queue au vent ou, au contraire, troussée, les crins solidement réunis par des rubans ?.
À côté de chacun d'eux le nom est inscrit et l’on y joint parfois
des devises élogieuses pour célébrer leurs qualités. Sur leurs
<roupes, des signes ou un nom au génitif indiquent l'écurie ou le
propriétaire (fig. 472) #. | Les courses de chars étaient souvent coupées par des exercices