Pompéi, p
2, Lettres d'un antiquaire à un artiste, Paris, 1836, 8°, p. 370. » 3, De même G. Gasparetz (Archaelogiai Ertesitô, XXXI [1911], 5; XXXIIT [1913], 1 : analyses chimiques de couleurs tirées de reliefs provinciaux). 4. Cros et Henry, op. cit., p. 59, note 6; cf. Wilpert, Le pitture, p. 3, 6-7. 5. Bulard, Délos, p. 85 et suiv.
hissent le même procédé : ; il ya persistance sans. arrêt d’ une tech-
nique qui a prévalu.
B. — Pourtant les anciens ont eu aussi recours au système de la
détrempe (a tempera dans le langage des Italiens) — les Égyptiens
l'avaient inauguré dans leurs hypogées. Procédé excellent, limité aujourd’hui aux travaux de l'espèce la plus vulgaire, ou à l'aqua-
relle, art d'amateurs. Et ce demi-abandon est regrettable, car la
fraîcheur de tons que gardent, malgré l’action des siècles, destableaux ainsi exécutés nous montre la valeur de la détrempe au point de
vue de Ja conservation. « Des couleurs mélangées avec une sub-
stance qui sert à les lier {, « telle que l'œuf [le jaune et le blanc, ou
le jaune seul], lejus de figuier, le lait, la colle [animale], la gomme, etc., sont appliquées sur un enduit de même nature, par exemple
sur une préparation de craie ou de plâtre mélangée de colle. Lorsque la matière hante est en trop grande quantité, les couleurs appliquées
se sèchent au contact de l'air ; da peinture se fendille, se brise et
tombe ; d’où la nécessité d’ snbliqut les couleurs en couches minces et de Mon sécher avant de retoucher ?. »
Nous avons toutefois fort peu d'ouvrages antiques à la détrempe ; il faut probablement ranger dans cette classe les monochromes sur marbre, où le modelé est obtenu par des traits fort déliés, qui supposent l' emploi d'un pinceau très fin étalant peu de couleur. Mais c'est principalement sur bois que l’on peignait ainsi. Industriellement on usait:de cette méthode pour protéger les surfaces exposées à l'air des poutres qui formaient l’armature des constructions légères, en moellons ou en pisé ; plus rien n'en a survécu. Des spécimens plus artistiques de la détrempe nous sont fournis — bienfait de la séche-
resse extrême — par les cartonnages des momies et par un très,
petit nombre de ces portraits gréco-égyptiens sur panneau de bois.
Ceux qui relèvent de cette technique présentent une « peinture mince, très unie, d'un aspect pulvérulent ou lisse, sans rien d’éclatant ou de lustré », aux « couleurs mates et claires », d’un « dessin correct et classique », donnant une « impression de pastel ou d'aquarelle 3 ». Finesse, légèreté, gaieté, élégance discrète, ce sont là en effet les caractéristiques de la détient
C. — Tout autres celles de l'encaustique, dont nous avons des échantillons bien plus nombreux dans la série des portraits égyp-
1 Cf. Laurie, Greek and Roman Methods of painting, p. 18 et suiv. 2, Cros et Henry, L'encaustique..…., p. 89.