CHARS OFFICIELS DE LUXE ET DE CÉRÉMONIE
tuettes. Ge mode de couverture est très probablement de provenance étrusque. |
Plus riche encore, et à deux essieux, le pilentum eut primitivement pour affectation exclusive de transporter les prêtres et prètresses, en service imposé, en même temps que les objets sacrés confiés à leur vigilance ; il était protégé contre les regards indiscrets, sans être cependant entièrement couvert. On doit peut-être
en rapprocher la tensa ! qui, d’après les textes, portait dans la . pompe du Cirque les attributs des divinités. Des deniers de la Répu-
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blique ? ont pour type un quadrige ; la caisse du char, à deux roues, est carrée et semble fermée ; sur ses parois extérieures seulement on remarque : ici le foudre de Jupiter, là le paon de Junon, ou la chouette de Minerve; elle est surmontée à l'avant d'une Victoire quis’envole. La {ensa Capuitolina, reconstituée arbitrairement par A. Castellani *, en utilisant des reliefs de bronze
enfouis dans un tombeau de la Campagne romaine, ne fournit
aucune donnée sérieuse sur l'aspect de ces chars. Mieux vaut retenir son attention sur un autre, en forme de temple, qu'ornent les effigies des Dioscures, et représenté dans un relief du musée
. Britannique (fig. 515)
Fig. 515. — Véhicule pour images divines.
Les hauts fonctionnaires d’empire en tournée avaient la prérogative, à partir du m° siècle au moins, de circuler dans une sorte.
. Voir Chapot, au mot, dans Saglio, Dict. des Ant.
. Ibid, fig. 6802.
. Stuart Jones, Companion lo Roman History, pl. xuix, p. 292.
. D'aprèsla Description of the Collection of Ancient Marbles in the Bri-