‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 20 sur 426 · bid., p. 107 ; cf. fig. 64 (maison de Salluste · texte numérisé non relu

bid., p. 107 ; cf. fig. 64 (maison de Salluste

AP Ci Th. Wiegand at Schrader, Priene, Berlin, 1904, f°, p. 308-319.

4. H. Thiersch, Zwei antike Grabanlagen Bei MSA ee Bat 1904, f°, p. 1-6, pl. 1-11; cf. Baumgarten, Hellen. rôm. Kultur, p.163, fig. 89.

A la suite des observations qu'a permises ce dernier champ de fouilles, cette dénomination a été critiquée. L'imitation du marbre par les couleurs tient assez peu de place; les tons vifs en prennent bien davantage, et M. Bulard t estime que «la peinture se développa d'abord, j’imitation du placage ne vint qu'ensuite ». On imita en premier lieu le mur massif en marbre blane ; une combinaison sopéra ensuite avec le revêtement rouge sur lequel on réservait des figures ; enfin parut l'incrustation. Il faut donc éviter un terme qui «tend à expliquer des décorations par l'imitation d'un genre de revêtement étranger à leurs véritables origines et dont l'influence n'a pu s'exercer qu'à une époque relativement récente ». N'oublions pas cependant que la chronologie des fresques dèliennes n’est pas parfaitement établie et que le vrai style à incrustation se rencontre dans un tombeau près d’Alexandrie, qui paraît bien devoir être daté des premiers Ptolémées. Au reste, Dèlos peut, sur ce point, présenter quelque particularité,

L'imitation du marbre en peinture persiste de même, assez tardivement, sur des tombeaux gallo-romains ?.

Deuxième style. — 1 commence vers 80 avant J.-C. Sa délimitation a quelque chose d'assez conventionnel, et l’on y trouve un peu de tout, comme dans les types de transition. Il réalise d’abord « une simple économie sur la décoration du premier style. Ce sont toujours les plaques de marbre que l'on veut représenter ; mais les saillies en stuc n'aideront plus à l'illusion ; le mur est complètement uni; des lignes et des ombres figureront seules le relief * ». C’est donc en réalité le plus ancien style de peinture; le premier était plutôt un style décoratif en général.

« De petits sujets monochromes, encore traités à la manière des jeux de la nature, mais s'en éloignant beaucoup plus qu'à l'époque précédente, se mêlent aux veines du marbre. Il en existe, dans la maison du Labyrinthe, de curieux exemples. » Le décor sculpté est traduit au pinceau par des méandres, des perles et des oves. Puis « bientôt, des colonnes souvent ornées de guirlandes de feuillage, de tentures, des pilastres peints avec des ombres puissantes qui les détachent du fond, divisent verticalement la muraille et reposent sur la plinthe ou sur les avancés en forme de piédestal

di Délos, p. 128 et suiv.

. Blanchet, Édif. de la Gaule, p. 24 et suiv.. fig. 3 3. Thédenat (op. cit., I, p. 113 et suiv.), à qui nous empruntons quelques passages.

qu'elle paraît leur offrir ». Pour donner l'illusion de la réalité, « la.

corniche, qui d'abord courait sans s’interrompre derrière ces colonnes peintes (fig. 375) !, s'arrête et forme fronton dans les entre-colonnements. Le mur se trouve ainsi divisé en trois sections verticales. Celle du centre, par les raccordements et les combinaisons de la corniche et des colonnes, par l’avancé de la plinthe qui simule un support, se trouve ornée d'un édicule peint que remplira un

Fig. 375. — Décoration peinte du deuxième style.

tableau... Les compartiments de droite et de gauche recevront l'image d’une statue ou d’un personnage. » Dans des spécimens non pompéiens, ainsi à la célèbre Maison de Livie, du Palatin, la division tripartite est refoulée en arrière des colonnes, qui semblent seulement l'élément antérieur d'un portique, dont les trois ‘panneaux constituent le fond ?. Pour les parties de la surface dépourvues de sujets, la couleur préférée est tirée du cinabre : c'est le fameux « rouge pompéien ». Il est probable que ce style dérive

1. D'après Gusmen, Pompéi, pl. 1x, 2 (Maison des Noces d'argent). 2. Baumgarten, op. cit., pl. vir, p. 324.

de l'architecture peinte d'Orient, mais l’ explication manque encore “de preuve matérielle.

Jadis, au-dessus de la corniche, il restait une partie de mur que: l’on laissait en blanc. Maintenant on y figure des vases ou des. statuettes, qui semblent posés sur la corniche. Et même ce vide «se peuple... de portiques, de colonnades, d’architectures qui, fuyant dans la perspective, prolongent en palais magnifiques, de l’autre côté du mur, la maison habitée... Ces peintures... ont pour but non pas d’orner la muraille mais de l’effacer, de donner à la vue et à l'imagination, par le trompe-l’œil et les ombres qui créent de forts reliefs, l'illusion des perspectives ». Nous touchons là à une polémique qu'il faut signaler en deux mots.

Carl Robert et E. Petersen avaient soutenu que, dans l'intérieur du cadre ménagé au milieu du mur, ce que l'artiste se proposait, dans bien des cas, c'était un effet de perspective et la représentation de ce qu'on aurait pu contempler au delà, par l'ouverture d’une fenêtre supposée. Mau ! repoussa l'hypothèse et, dans ces soi-disant échappées, voulut seulement reconnaître des copies de tableaux comme on en mettrait sur des paravents. La doctrine des horizons. lointains et celle des simples panneaux se sont heurtées plusieurs fois ? sans aboutir à une solution. La première peut invoquer l’ex- ‘trême faveur des perspectives dans le deuxième style ; la seconde, arguer des autres sujets placés dans les mêmes cadres, aux mêmes. places, et qui n’ont que faire de cette théorie. Peut-être les décorateurs ne se sont-ils guère posé la question. Du moins est-il à remarquer que les paysages d’architectures fuyantes, en grande majorité, se déploient en frises dans les parties hautes des murs ; l'explication de Mau paraît donc moins forcée.

Troisième style *. — Ce fut « une réaction contre D ation du relief et du trompe-l'œil. Les peintres. fuient l'apparence même du relief et de la réalité ; les corniches sont lisses ; les colonnes; leurs cannelures et leurs ornements d’un blanc un peu terne, avec des creux d’un violet pâle entre deux lignes blanchâtres { ». Disons plutôt que ce style, qui prend son développement sous Auguste, est en Italie une importation, l'effet d’une

1. Wandschirm und Bildträger in der Wandmalerei (Rôm. Mitth., XVIE [1902], p. 179-231). |

2. Ibid., XVIITI (1903), p. 87-140 (Petersen) et 222-273 (Mau).

3. Cf. A. Ippel, Der dritte pompeianische Stil, ein Beitrag zur seiner Geschichte, Bonn, 1910, 4°.

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