S. Reinach, Reliefs, IT, p
304 VII, BATEAUX DE GUERRE ET DE COMMERCE | Li
sous des ponts ; un relief de Salerne ! et une mosaïque de Sousse (fig. 521) ? en témoignent très nettement. L'existence des hunes
Den
est certaine, mais les monuments ne les reproduisent pas. Les
voiles étaient faites de toiles de lin ou de fibres végétales; on les bordait de cuir pour les consolider. Des cordages verticaux, de di-
stance en distance, permettaient de rouler la voile de façon plus
égale ; notre système de poulies était déjà pratiqué. Les bateaux,
dans les fresques, ont des voiles blanches ; mais souvent on se
contentait de coudre ensemble des pièces de toutes nuances. En.
signe de deuil on arborait des voiles noires ; là couleur rouge était réservée au bâtiment d’un amiral ou d'un chef d'État. Des inscriptions, réduites à des initiales, se détachaient parfois sur la toile, ou même des figures, comme la louve et les deux jumeaux, qui paraissent en deux exemplaires sur le relief Torlonia…
Les pavillons de bord sont aussi anciens que les vaisseaux de
guerre ; ils se plaçaient au sommet des mâts et en poüpe à une hampe, quelquefois imitée d'un thyrse, avec ses banderoles nouées
au-dessous de la pomme de pin. Le drapeau de marine antique avait
la forme d'une petite voile, dont la vergué se reliait à son support par deux cordons ; il flottait donc librement dans tous les sens, même de bas en haut ; le côté opposé à la vergue était frangé ou découpé en dents de scie. La nuit, on remplaçait les pavillons par des lumières ; dans un des reliefs de la colonne Trajane, une lanterne se balance en avant de la cabine du commandant (fig. 522) ?.
Feux et pavillons servaient probablement encore de signaux,
comme peut-être certains accessoires énigmatiques, boucliers entre autres, que nos reliefs mettent au flanc des carènes. | Nous connaissons mal le système d’échelles aidant à monter sur
les bâtiments de haut bord; une planche s’abaissait simplement vers la terre pour le déchargement des bateaux de commerce. De.
petits canots (scaphae) ménageaient les communications avec la
terre dans les eaux peu profondes, et d’autres étaient prévus pour | 1 “.
recueillir l'équipage en cas de sinistre. En somme, on a pu dire que les vaisseäux antiques différaiént fort peu de ceux du xvin siècle, avant le grand développement industriel.
On appliquait à la navigation fluviale *, sans éclusesapparemment .