MACHINES DE GUERRE. DÉCORATIONS
… Sommaire. — |. Casque. — II. Cuirasse. — III. Ceinturon. — IV. Jambières. —
- V. Chaussure. — VI. Bouclier. — VIL. Épée. — VIII. Lances et javelots. —
IX. Armement et costume des différentes troupes.— X. Aigles et enseignes.
— XI. Instruments de musique. — XIL. Artillerie. Machines de guerre, — XIII. Décorations militaires. Triomphes,.
L’armement primitif des Romains était, ainsi que des recherches récentes l'ont établi, un legs des Grecs et des Étrusques. Ultérieurement, à mesure qu'ils se trouvèrent en contact avec des populations dont les méthodes de guerre étaient différentes, 1ls leur emprun- - tèrent de nouvelles armes ou modifièrent les leurs. C'est ainsi que successivement les Sabins, les Samnites, les Ibères, les Gaulois, plus . tard les Asiatiques apportèrent chacun leur appoint à ces transforma- “tions ?. Mais ces modifications appartiennent surtout à la période ancienne de l’histoire de Rome, pour laquelle les documents figurés nous font défaut et qui, par suite, ne saurait figurer dans ce manuel que pour mémoire. | Les armes offensives et défensives de l’armée romaine, l’équipement des soldats, fantassins ou cavaliers, l'artillerie, les machines - de siège des époques plus récentes nous sont connus par de nombreux documents. Nous possédons d’abord le témoignage des “auteurs : ce sont là, même, les seuls renseignements à peu près qui nous aient été conservés pour l’âge républicain antérieur à “César. En second lieu, les fouilles exécutées sur différents points
1. Le Beau, Mém. de l'Acad. des Inscr., XXXIX, p. 437 et suiv.; p.478etsuiv.; P- 506 et suiv.; XL, p.295 et suiv.; L. Lindenschmit, Tracht und Bewaffnung ‘des rômischen Heeres, Brunswick, 1882, 4 ; Guhl et Koner, La vie antique, IT, up. 452 et suiv.; Marquardt, Organisalion mililaire, p.21 et suiv.; Baume:ister, —Denkmäler, III, p.2047 et suiv., au mot Wa/ffen ; Sluart Jones, Companion to - Roman History, p.195 et suiv. + —… 2. Cf. sur les emprunts de Rome aux différents peuples : E.S. Mac Cartney, dans les Memoirs of the American Academy in Rome, vol. I, 1917, p. 121 et suiv.
soit célèbres par des batailles et autres opérations militaires,
Numance, Alise-Sainte-Reine, par exemple, soit occupés d’une
façon permanente par des troupes, comme les camps de la frontière en Germanie et en Bretagne, nous ont rendu des pièces d’armures ou d’habillements. Enfin, pour l’époque impériale, des
tombes de soldats, des bas-reliefs provénant de monuments hono-. rifiques ! ou funéraires ?, de colonnes commémoratives ?, d’arcs de:
triomphe *, nous fournissent de nombreuses représentations figurées, pleines de détails précis. Par malheur, dans bien des cas,
cette précision, comme celle des textes d'auteurs, n’est pas suffi- »
sante encore. D'une part, les historiens ne se servent par toujours
de mots techniques et les remplacent par des termes généraux plus
vagues; de l’autre, faute d’être instruits dans le menu des faits
historiques, ce qui nous permettrait de reconnaître pour chaque