‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 215 sur 426 · VA + AU nn NE · texte numérisé non relu

VA + AU nn NE

Fig. 528.— Lorica squamala.

percées de trous à la partie supérieure ; par là on passait des fils de métal pour les relier entre elles, de la façon indiquée à la fig. 528,1 ?. L'ensemble constituait un assemblage très résistant

» (fig. 528,2)5, qui pouvait de plus, et pour en augmenter la solidité, être fixé sur une cotte de cuir ou d’étoffe *.

1. Voir la restitution exécutée grandeur nature au musée de Saint-Germain (notre fig. 540).

2. Curle, À Roman Frontier Post, p.158, fig. 12. . 3. Der rôm. Limes in Oesterreich, IT, p. 94 (fragment trouvé dans le camp > de “For . Cf. notre fig. 5

On donnait également à ces cuirasses le nom de lorica plumata, les différents éléments en étant disposés comme les plumes sur le corps d'un oiseau. ER

Elles se terminaient, à la partie inférieure, par une série de lambrequins, c’est-à-dire de lanières de cuir frangées et plaquées de métal qui protégeait le haut des cuisses. Les soldats romains qui figurent sur l'arc d'Orange portent une cuirasse imbriquée de cette sorte !. ; |

Une troisième espèce de cuirasse est la lorica hamata, la cotte de mailles, faite de chaînons de fer engagés l'un dans l’autre

Fig. 529,— Lorica hamata.

(fig. 529). De ce genre d’armures également, le hasard des fouilles .

nous a rendu des débris à Newstead ?, à Carnuntum *, à Mayence *, à Avenches Ÿ, à Kiel 6, etc.

La cuirasse des empereurs et des officiers était constituée autrement. Deux pièces pleines de métal la composaient, qui enveloppaient tout le buste. Les deux parties, antérieure et postérieure, étaient rattachées entre elles sur chaque épaule et de chaque côté sous les bras, par des charnières et des lanières. Le corselet descendait jusqu'aux hanches et dessinait sur le ventre une ligne courbe qui en épousait les contours. Souvent -on le décorait par-devant de

représentations figurées en relief ou incrustées, telles que la tête.

de Gorgone ou la Victoire 7. Sur les deux épaules une série de lan- «

guettes, émérgeant de la cuirasse, constituaient des manches très courtes (voir fig. 328, 346, 526,2). Au bas de la cuirasse s’attachaient

Cf. Espérandieu, Bas-reliefs, I, p. 191 et suiv.

Curle, op.cit., pl. xxxvin, 8 et 10.

Der rôüm. Limes in Oesterreich, XX, 1 et suiv. Lindenschmit, Alterthümer, I, pl. xx, 4 — Saglio, fig. 4550.

or à © D =

pl. xt, 2.

6. Lindenschmit, Trach{ und Bewa/ffnung, pl. xu, 12. 7. Voir plus haut I, p. 621.

G. de Bonstetten, Recueil d'antiquilés suisses, Berne, 1855, f,

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