‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 216 sur 426 · CEINTURON · texte numérisé non relu

CEINTURON

des lambrequins de formes différentes; les plus simples étaient une rangée de lanières rectangulaires, avec franges au bout, qui descen-. daient Jusqu'au genou, enveloppant les cuisses en une sorte de jupon ; souvent elles étaient recouvertes, à leur naissance, par plusieurs rangs d’autres lamelles, plus petites, à bords arrondis, ornées de mascarons, et se recouvrant à la façon des écailles de poisson. Leur épaisseur et leur superposition donnait à cette partie de l'armure une grande résistance aux coups: Les exemples de semblables cuirasses abondent.

S IL. — Ceinturon.

Le ceinturon (cingulum militiae) !, était le signe distinctif auquel on reconnaissait le soldat romain: cinqulum sumere signifiait, on - le sait, entrer au service; cingulo liberart, être libéré du service ; aussi le ceinturon figure-t-il sur tous les monuments, à quelque corps que les troupes représentées appartiennent. Il servait à. * retenir le glaive ou le poignard, quand ceux-ci n'étaient pas sus- - pendus à un baudrier {balteus) ?. | … Le cingulum était soit une bande de cuir souple unie, nouée par- . devant ou, plus souvent, maintenue autour de la taille par une boucle à ardillon (fig. 539), soit un cuir rigide recouvert d’une série de plaques de métal travaillées. A la ceinture se reliait - pour l'ordinaire un tablier, fait lui-même de lanières de cuir ren- - forcées de métal, qui protégeait le bas-ventre et se terminait par . des bullae ornementées ?. | | he Le cingqulum des empereurs et des officiers supérieurs est un peu 1 différent. Comme ils portaient toujours l'épée pendue à un . baudrier, le ceinturon était moins solide et moins large. Les “ monuments nous montrent les généraux, la taille entourée d’une

À ceinture souple qui passe sur la Cuirasse et se noue sur l'estomac

* d'une façon spéciale, toujours la même. Les deux extrémités sont . enroulées plusieurs fois autour de la ceinture même et forment de - part et d'autre un flot symétrique. On a voulu y voir non pas tant

; un ceinturon qu'un signe de commandement (fig. 346, 526, 2) *.

…. 1. Cf. Saglio, Dict. des Ant., au mot Cingulum, I, p. 1178 et suiv., et * A. Müller, Das Cingulum mililiae, Plôn, 1873, 8°.

| 2, Cf. Saglio, op. cit., au mot Balleus, 1, p. 664 et suiv.

4 3. Cf. aussi le légionnaire du musée de Saint-Germain (fig. 540).

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